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Où est passé mon argent? Le coût du célibat au Canada

Par la Banque Royale du Canada

Publié le juillet 9, 2024 • 5 min de lecture

Le célibat peut offrir un sentiment de liberté et d’indépendance – vous avez l’autonomie nécessaire pour prendre des décisions sans avoir à tenir compte des préférences ou de l’emploi du temps d’un partenaire. Cependant, cette indépendance s’accompagne de défis financiers uniques. Les Canadiens célibataires assument souvent un fardeau financier plus lourd, sans partenaire pour partager leurs dépenses quotidiennes. Les coûts du logement, des services publics et même de l’épicerie peuvent s’additionner, ce qui rend la vie de célibataire beaucoup plus coûteuse.

Le fait d’être célibataire a-t-il réellement un coût supplémentaire?

Il peut être plus difficile de gérer les dépenses avec un seul revenu que de les partager avec un partenaire. En 2021, les dépenses des célibataires s’élevaient en moyenne à 38 330$ par an, contre 64 871$ pour les couples. En supposant que les dépenses d’un couple sont divisées en parts égales, chaque partenaire a dépensé 32 435,50$. Cela signifie que les Canadiens célibataires ont payé 5 894,50$ de plus en moyenne. Ajusté pour l’inflation, en 2024, une personne vivant seule dépensera environ 6 704$ de plus qu’un couple pour satisfaire les mêmes besoins.

Où les célibataires dépensent le plus


Le logement est l’un des coûts les plus importants pour les célibataires au Canada. Au Canada, 4,4 millions de personnes vivent seules, soit près d’un tiers des ménages. Pour de nombreux célibataires, le loyer représente le pourcentage le plus élevé de leur chèque de paie.

Le loyer moyen au Canada pour un appartement d’une chambre à coucher est de 1 944$ par mois (selon un rapport de mai 2024 de rentals.ca), les loyers étant plus élevés dans les grands centres urbains. Cela signifie qu’un loyer annuel coûterait à lui seul plus de 23 328$ à un Canadien célibataire.

Un couple partageant le coût d’un appartement d’une chambre à coucher paierait chacun 972$ par mois, soit 11 664$ par an. Les couples sont également avantagés même s’ils louent un appartement de deux chambres. Le coût moyen est de 2 338$ par mois – les partenaires qui partagent le loyer à parts égales paieraient donc chacun 14 028$ par an. Un Canadien célibataire vivant seul paierait 66,3% de plus pour le loyer que son homologue vivant en couple.

Coût de la vie

Les célibataires supportent souvent l’intégralité du coût des dépenses courantes et d’autres frais de subsistance qui pourraient être partagés avec un partenaire. Par exemple, les couples partagent généralement leurs forfaits de téléphone et d’internet, mais les célibataires ne peuvent pas bénéficier de cette stratégie.

Les impôts

Dans certaines régions du pays, l’imposition des revenus favorise les couples mariés, leur offrant des crédits ou des déductions auxquels les célibataires n’ont pas accès.

Épargne

Sans partenaire, l’épargne en vue de dépenses importantes comme l’achat d’une maison, les voyages ou la retraite peut prendre plus de temps. En outre, les célibataires peuvent avoir besoin d’un fonds d’urgence plus important puisqu’ils n’ont pas de partenaire sur qui compter en cas de dépenses imprévues ou de perte d’emploi.

Santé

L’assurance maladie complémentaire peut être plus coûteuse pour les célibataires, surtout s’ils n’ont pas accès à un plan familial ou aux prestations du conjoint.

L’alimentation

En 2024, une personne seule paiera en moyenne 540$ par mois pour son alimentation, contre seulement 481$ si elle vit avec un partenaire. Cela semble peu, mais cela représente 710$ sur une année pour un adulte célibataire. L’une des raisons peut être que les emballages familiaux ou en vrac, qui permettent d’économiser de l’argent, ne peuvent pas toujours être achetés par les célibataires au risque de perdre la nourriture.

Où les couples dépensent davantage

Les couples ont tendance à dépenser plus pour le transport par personne que les célibataires. Les transports coûtent 425 $ par mois aux célibataires, contre 489 $ en moyenne pour les couples. Cela peut s’expliquer par le fait d’avoir plusieurs véhicules et par les frais supplémentaires d’essence, d’assurance et d’entretien.

Un autre domaine dans lequel les couples dépensent plus que les célibataires est celui des loisirs: séjours à l’hôtel, vols, billets de théâtre, etc. Voyager en solo peut s’avérer beaucoup plus cher qu’en couple. Les hôtels, par exemple, facturent souvent par chambre, ce qui se répercute sur les forfaits de vacances. Cependant, les sièges d’avion et les billets de concert seront le même coût par personne, peu importe votre situation romantique.

Trouver des moyens d’économiser de l’argent en tant que célibataire peut s’avérer difficile. Laissez TrouvÉpargne NOMI de RBC vous aider à trouver des économies que vous ne soupçonniez pas. 

Économiser malgré le célibat

Naviguer dans le paysage financier en tant que célibataire au Canada peut être décourageant, avec des coûts plus élevés pour le logement et la nourriture. Alors que les couples peuvent partager leurs dépenses et profiter de certains avantages financiers, les célibataires doivent souvent payer plus pour répondre aux mêmes besoins. Malgré ces difficultés, comprendre où se situent les coûts supplémentaires peut aider les Canadiens célibataires à mieux gérer leurs finances.

En tirant parti d’outils et de stratégies conçus pour optimiser l’épargne, comme TrouvÉpargne NOMI de RBC, les célibataires peuvent découvrir des occasions cachées d’étirer davantage leur budget et d’atteindre leurs objectifs financiers.

Le présent article vise à offrir des renseignements généraux seulement et n’a pas pour objet de fournir des conseils juridiques ou financiers, ni d’autres conseils professionnels. Veuillez consulter un conseiller professionnel en ce qui concerne votre situation particulière. Les renseignements présentés sont réputés être factuels et à jour, mais nous ne garantissons pas leur exactitude et ils ne doivent pas être considérés comme une analyse exhaustive des sujets abordés. Les opinions exprimées reflètent le jugement des auteurs à la date de publication et peuvent changer. La Banque Royale du Canada et ses entités ne font pas la promotion, ni explicitement ni implicitement, des conseils, des avis, des renseignements, des produits ou des services de tiers.

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Gestion de l'argent