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Qu’est-ce que l’escroquerie des grands-parents et comment s’en protéger ?

Par RBC

Publié le juin 28, 2024 • 5 min de lecture

En 2023, le Centre antifraude du Canada (CAFC) a signalé que l’escroquerie des grands-parents (ou l’escroquerie du besoin urgent d’argent) fait partie des dix fraudes les plus dévastatrices, avec une perte de 11,3 millions de dollars. Toutefois, puisque de nombreuses escroqueries ne sont pas signalées, la perte est probablement encore plus importante.

L’escroquerie des grands-parents est une technique de fraude de plus en plus répandue. Elle est très efficace parce qu’elle mise sur les émotions des aînés et à leur désir de protéger leurs proches. L’escroquerie des grands-parents (aussi connu sous le nom d’escroquerie du besoin urgent d’argent) suppose un fraudeur qui personnifie un proche, généralement en petit-enfant, comme le nom le sous-entend. Ledit proche prétend être blessé ou en difficulté et dit avoir besoin d’argent de façon urgente.

Déroulement d’un cas d’escroquerie des grands-parents :

Un grand-parent reçoit un appel téléphonique d’un fraudeur qui prétend être son petit-enfant. L’appelant dit, d’un ton paniqué, qu’il est en difficulté (blessé dans un accident, coincé en prison, etc.) et qu’il a besoin d’argent pour s’en sortir. Le fraudeur peut se servir d’un logiciel d’altération de la voix ou prendre un ton si paniqué qu’il devient méconnaissable. Il supplie alors le grand-parent de ne rien dire à personne, surtout pas à ses parents. L’aîné, inquiet pour son petit-enfant, lui envoie de l’argent et ne se rend compte que trop tard, après avoir gardé le secret, qu’il s’agissait d’une escroquerie. Souvent, un complice joue le rôle du policier ou de l’avocat pour donner les instructions sur la manière d’envoyer l’argent.

Variantes de l’escroquerie des grands-parents :

Il existe plusieurs variantes de l’escroquerie des grands-parents et différentes techniques pour inciter les aînés à envoyer de l’argent.

« Sais-tu qui est à l’appareil ? » — Souvent, le fraudeur commence par cette question pour que le grand-parent dévoile le nom de son petit-enfant.

« La police m’a arrêté et j’ai besoin d’argent pour mon cautionnement. » — Parfois, un complice peut joindre l’appel en prétendant être un policier ou un avocat pour que le scénario paraisse encore plus vraisemblable.

« Je suis à l’étranger et j’ai des ennuis. » — Le fraudeur peut prétendre être blessé et avoir besoin d’argent pour des soins médicaux. Il peut également dire qu’il a des ennuis avec les autorités et qu’il a besoin d’argent pour un cautionnement, des frais juridiques ou des frais de déplacement.

Efficacité de l’escroquerie des grands-parents :

Les escroqueries les plus efficaces sont celles qui exploitent les émotions et la vulnérabilité de leurs victimes. Évidemment, un grand-parent ferait tout en son pouvoir pour protéger ou aider son petit-enfant dans le besoin. Les fraudeurs savent donc quelle corde sensible toucher pour que l’escroquerie des grands-parents connaisse un tel succès.

De plus, si l’escroquerie fonctionne si bien, c’est parce que les fraudeurs utilisent des outils à la fine pointe de la technologie et l’intelligence artificielle pour rendre leurs appels réalistes. C’est pourquoi les escroqueries sont de plus en plus difficiles à discerner. Par exemple, une technologie de clonage de la voix peut être utilisée pour que la voix, au téléphone, soit presque identique à celle du petit-enfant. Aussi, les fraudeurs peuvent mystifier le numéro de téléphone ou l’identification de l’appelant pour que l’appel entrant ait réellement l’air de provenir d’un membre de la famille.

Reconnaître l’escroquerie des grands-parents et s’en protéger :

Une fois que les aînés sont au courant de ce type d’escroquerie, il est beaucoup plus facile pour eux de s’en protéger. Sachant que l’appelant peut être en réalité un fraudeur qui prétend être un proche, l’aîné devrait authentifier la personne en posant des questions auxquelles seul son petit-enfant pourrait répondre correctement (par exemple, le nom d’un animal de compagnie). Il est également essentiel de communiquer avec un proche du petit-enfant en question pour confirmer l’histoire.

Sachez que poser des questions, prendre un pas de recul et ne pas réagir sur-le-champ sont toujours de bonnes options. Une habitude judicieuse est de prendre un instant pour faire le point sur la situation. Cette petite pause et cette réflexion peuvent mener à la réalisation que quelque chose ne tourne pas rond.

Voici d’autres conseils pour se protéger contre cette escroquerie :

  • Ne communiquez jamais de renseignements confidentiels par téléphone

  • Mettez fin à la communication lorsqu’un appel semble trompeur

  • Si vous pensez que vos proches ont des ennuis, communiquez directement avec eux en composant le numéro que vous connaissez.

  • Instaurez un mot secret au sein de votre famille. Ainsi, si un grand-parent reçoit un appel douteux, il pourra demander le « mot secret » à l’appelant. Si ce dernier ne connaît pas le mot, le grand-parent saura qu’il a affaire à un escroc.

Malheureusement, les aînés sont des proies de choix pour les cybercriminels et cette triste réalité perdure. Toutefois, sensibiliser les aînés et leurs familles aux dangers des différentes escroqueries, notamment de l’escroquerie des grands-parents, peut les aider à se protéger contre les fraudeurs. 

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Le présent article vise à offrir des renseignements généraux seulement et n’a pas pour objet de fournir des conseils juridiques ou financiers, ni d’autres conseils professionnels. Veuillez consulter un conseiller professionnel en ce qui concerne votre situation particulière. Les renseignements présentés sont réputés être factuels et à jour, mais nous ne garantissons pas leur exactitude et ils ne doivent pas être considérés comme une analyse exhaustive des sujets abordés. Les opinions exprimées reflètent le jugement des auteurs à la date de publication et peuvent changer. La Banque Royale du Canada et ses entités ne font pas la promotion, ni explicitement ni implicitement, des conseils, des avis, des renseignements, des produits ou des services de tiers.

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