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Qu’est-ce que j’achète exactement lorsque j’investis dans un fonds commun de placement ?

Par l’équipe Investisseur inspiré

Publié le juin 16, 2023 • 6 min de lecture

La salade de fruits qu’on trouve à l’épicerie contient un mélange équilibré de morceaux de la taille d’une bouchée. Pas besoin de laver, de peler ou de couper : les fruits sont sélectionnés, mesurés et emballés afin que ce soit pratique pour vous. Vous pouvez choisir entre des salades de fruits de toutes sortes : fruits tropicaux, fruits rouges, melon… Tout dépend de vos préférences..

Investir dans un fonds commun de placement, c’est un peu comme acheter une salade de fruits. Dans un fonds commun de placement, plusieurs investisseurs individuels mettent de l’argent en commun afin d’acquérir un ensemble d’actions, d’obligations ou d’autres titres. Lorsque vous investissez dans un fonds commun de placement, vous achetez des parts d’un portefeuille de titres géré professionnellement. Chaque part représente un droit de propriété dans le portefeuille. La taille de la portion que vous possédez dépend du nombre de parts que vous achetez.

Les fonds communs de placement sont gérés par des gestionnaires de portefeuille professionnels qui achètent et vendent les titres qui les composent. Ces gestionnaires suivent l’évolution de la conjoncture des marchés et s’efforcent d’exécuter le mandat du fonds, qu’il s’agisse de gérer les risques, le rendement ou la exposición sectorial.

Pourquoi y a-t-il tant de fonds communs de placement différents ?

Chaque fonds commun de placement a son propre mandat et sa propre stratégie, qui peuvent privilégier un secteur du marché, une région, des entreprises d’une certaine taille ou une catégorie d’actifs. Les fonds communs de placement permettent d’investir dans différentes catégories d’actifs : énergie, technologies, titres mondiaux ou canadiens, petites ou grandes entreprises, ou encore actions ou titres à revenu fixe.

Un fonds commun de placement peut cibler une petite niche du marché ou avoir une approche plus large. Tout comme pour les salades de fruits à l’épicerie, le choix est vaste. Du fait qu’ils détiennent différents placements, ces fonds offrent un certain niveau de diversification aux investisseurs, qui peuvent ainsi mieux absorber les fluctuations du marché et éviter de mettre tous leurs œufs dans le même panier. Diversification, facilité d’achat, gestion professionnelle et variété d’options : autant de raisons qui expliquent le succès des fonds communs de placement auprès des investisseurs.

De nombreux fonds communs de placement sont gérés de façon active : le gestionnaire de portefeuille sélectionne les titres selon le mandat du fonds et l’objectif global de dégager un rendement supérieur à celui du marché dans son ensemble. D’autres fonds, appelés fonds indiciels, sont des placements passifs qui visent simplement à reproduire un indice du marché, comme l’indice composé S&P/TSX, qui est l’indice de référence pour les actions canadiennes. Dans les deux cas, les frais sur opérations et les frais d’administration du fonds sont répartis entre tous ses investisseurs.

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Combien coûte l’achat de parts d’un fonds commun de placement ?

Il est important de distinguer le prix d’une part de fonds commun de placement des frais associés à la gestion et à l’administration du fonds. Le prix des parts d’un fonds commun de placement fluctue en fonction de la valeur des placements que détient le fonds. Les prix des placements sous-jacents fluctuent tout au long de la séance de négociation. Les prix des parts de fonds communs de placement sont donc révisés et publiés à la fin de chaque jour de négociation.

Les fonds communs de placement comportent des frais, qui couvrent les opérations, les charges d’exploitation, les taxes et l’expertise de l’équipe de gestion de portefeuille. Cette commission, appelée « ratio des frais de gestion » (ou, plus communément, RFG), est exprimée en pourcentage de l’actif net moyen du fonds. Le RFG est prélevé par le fonds et déduit automatiquement de son actif avant le calcul du rendement, lequel est établi après déduction de la commission.

Le RFG, qui oscille habituellement entre 1 % et 3 %, est toujours indiqué dans le prospectus du fonds et le public peut le consulter en ligne. Certains fonds offrent des RFG fixes pour rendre les coûts de placement plus prévisibles. Cela signifie que le RFG ne changera pas d’une année à l’autre. La plupart des fonds communs de placement exigent un placement initial minimal d’environ 500 $ ou 1 000 $. Après ce premier versement, vous pouvez généralement placer de plus petits montants, par exemple 25 $, 50 $ ou 100 $ à la fois.

Les fonds communs de placement sont généralement considérés comme des placements liquides, ce qui signifie que vous pouvez habituellement vendre vos parts selon vos besoins et disposer de votre argent dans les deux jours ouvrables. Le montant que vous recevrez dépend de la valeur des parts à la fin de la journée où vous avez effectué la vente.

Le saviez-vous ?

Les premiers fonds communs de placement sont apparus aux Pays-Bas au XVIIIe siècle. En 1772, une grave crise financière en Europe a ébranlé de nombreux petits investisseurs. Deux ans plus tard, Abraham van Ketwich, un homme d’affaires d’Amsterdam, lance ce que l’on considère aujourd’hui comme le premier fonds commun de placement, dans le but de placer l’argent de ses clients dans divers actifs, notamment des obligations de banques et d’États.

Le nom de ce tout premier fonds néerlandais ? Eendragt Maakt Magt, que l’on peut traduire par L’union fait la force. Depuis, le secteur des fonds communs de placement a prospéré en Amérique du Nord et dans le monde entier.

Le présent article vise à offrir des renseignements généraux seulement et n’a pas pour objet de fournir des conseils juridiques ou financiers, ni d’autres conseils professionnels. Veuillez consulter un conseiller professionnel en ce qui concerne votre situation particulière. Les renseignements présentés sont réputés être factuels et à jour, mais nous ne garantissons pas leur exactitude et ils ne doivent pas être considérés comme une analyse exhaustive des sujets abordés. Les opinions exprimées reflètent le jugement des auteurs à la date de publication et peuvent changer. La Banque Royale du Canada et ses entités ne font pas la promotion, ni explicitement ni implicitement, des conseils, des avis, des renseignements, des produits ou des services de tiers.

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