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Pour les entreprises confrontées à la hausse des coûts, à la volatilité des chaînes logistiques et à une surveillance accrue de la part des clients et des autorités réglementaires, les stratégies circulaires pour la gestion de la fin de vie des produits s’imposent comme un moyen concret de réduire les coûts, de gérer les risques et d’améliorer la transparence des opérations.
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Les pratiques commerciales circulaires visent à prolonger le cycle de vie des produits et à maintenir les matériaux en circulation le plus longtemps possible afin d’en extraire la valeur maximale avant qu’ils ne soient dirigés vers un site d’enfouissement.
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Le présent article offre les points de vue de Debrand, une entreprise établie à Vancouver qui aide des marques de mode et de textiles à intégrer la circularité dans leurs opérations, à détourner les produits des sites d’enfouissement et à exploiter les données pour orienter leurs décisions d’affaires.
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Parmi les conseils destinés aux entreprises qui explorent la circularité : lancer des projets pilotes avant de passer à l’échelle, bien cerner les coûts et les risques tout au long de la chaîne de valeur, et obtenir l’adhésion de la direction ainsi que des différentes équipes de l’organisation.
Dans une économie linéaire, les produits suivent généralement un parcours unique qui se termine par leur élimination. Dans un modèle circulaire, au contraire, les matières et les produits sont réintégrés dans de nouveaux cycles d’utilisation et de valeur. Cette logique est au cœur de la circularité, une stratégie qui gagne du terrain dans de nombreux secteurs alors que les entreprises font face à une hausse des coûts et à une surveillance accrue liée à la gestion des déchets en fin de vie et aux émissions tout au long de la chaîne de valeur. Ce modèle promet également des avantages qui vont au-delà de la durabilité environnementale, la circularité pouvant aussi ouvrir la voie à des possibilités financières, réglementaires et opérationnelles.
Comment fonctionne un modèle circulaire de gestion de la fin de vie des produits ?
L’économie linéaire repose sur un modèle « extraire-fabriquer-jeter » : les matières premières sont extraites, les produits sont fabriqués et vendus, puis envoyés vers un site d’enfouissement une fois leur utilisation terminée. Les stratégies circulaires de gestion de la fin de vie des produits (ce lien mène à un site web dont le contenu est en anglais seulement) renversent cette logique. Fondée sur les principes de réduire, réutiliser, réparer, refabriquer et récupérer, l’économie circulaire vise à prolonger le cycle de vie des produits et à maintenir les matériaux en circulation le plus longtemps possible afin d’en extraire la valeur maximale avant qu’ils ne soient dirigés vers un site d’enfouissement. Il ne s’agit pas uniquement de récupération : les entreprises peuvent être amenées à adopter un modèle circulaire de gestion de la fin de vie afin de réduire les coûts d’élimination, de limiter les radiations d’actifs et de mieux comprendre où les matériaux, les produits et la valeur se perdent tout au long de la chaîne de valeur.


Les avantages se répercutent sur l’ensemble de l’entreprise. Notamment, les modèles circulaires contribuent à réduire les émissions de portée 3 — les émissions indirectes de gaz à effet de serre qui se produisent tout au long de la chaîne de valeur d’une entreprise, depuis l’extraction des matières premières jusqu’à l’élimination des produits. Non limitées aux émissions générées par les propres activités d’une entreprise, les émissions de portée 3 représentent généralement environ 90 % (ce lien mène à un site web dont le contenu est en anglais seulement) de son empreinte totale. Elles demeurent également les plus difficiles à mesurer et à maîtriser. Par ailleurs, bien que la divulgation des données climatiques ne soit pas encore obligatoire au Canada (ce lien mène à un site web dont le contenu est en anglais seulement), les données relatives aux émissions de portée 3 et aux déchets prennent une importance commerciale croissante, alors que les clients et les partenaires exigent une transparence accrue (ce lien mène à un site web dont le contenu est en anglais seulement).
Pour en savoir plus : La question des émissions : comprendre les portées 1, 2 et 3 au sein de votre entreprise
La circularité offre également des avantages financiers importants. Selon Accenture, la transition vers une économie circulaire pourrait générer 4,5 billions de dollars américains de valeur économique supplémentaire d’ici 2030. Pour les entreprises confrontées à la volatilité des chaînes logistiques, la réutilisation des matériaux constitue un levier de résilience. Par ailleurs, alors que la pression exercée pour imposer les déclarations d’émissions de GES et se conformer à la réglementation sur les déchets — notamment la responsabilité élargie des producteurs (REP), de plus en plus applicable au Canada (ce lien mène à un site web dont le contenu est en anglais seulement) et à l’international — ne cesse de croître, adopter un modèle circulaire permet aux entreprises de prendre de l’avance et de mieux se positionner.
Circularité en action : le défi des déchets textiles dans l’industrie de la mode
Alors que les entreprises de tous les secteurs — fabrication, biens de consommation, matériaux de construction, logistique, etc. — subissent les pressions liées aux coûts de fin de vie, aux données et à la gestion des risques, celles de l’industrie de la mode et du textile (ce lien mène à un site web dont le contenu est en anglais seulement) font face à un défi d’une complexité particulière. Le secteur représente actuellement entre 8 % et 10 % (ce lien mène à un site web dont le contenu est en anglais seulement) des émissions mondiales ; si les pratiques actuelles se maintiennent, celles-ci devraient augmenter d’environ 30 % (ce lien mène à un site web dont le contenu est en anglais seulement) d’ici 2030. À cette complexité s’ajoute celle des chaînes logistiques, longues, fragmentées et notoirement difficiles à tracer, qui s’étendent souvent sur plusieurs pays et impliquent des dizaines de fournisseurs. La plupart des marques n’ont de visibilité que sur leurs fournisseurs directs, alors que la majorité des émissions se situent en amont de la chaîne de valeur (ce lien mène à un site web dont le contenu est en anglais seulement).
À Vancouver, Debrand (ce lien mène à un site web dont le contenu est en anglais seulement) s’emploie à changer la donne. L’entreprise aide des marques de mode et d’habillement — notamment Lululemon, Canada Goose, Aritzia et Victoria’s Secret — à intégrer des pratiques circulaires à leurs activités, à détourner les produits des sites d’enfouissement et à exploiter les données pour éclairer des décisions d’affaires transparentes et à fort impact. Pour les entreprises qui cherchent un point de départ, de tels partenariats représentent une voie à privilégier.
« Que la pression vienne d’en haut ou de la base, les marques feront face à des attentes croissantes pour agir de manière responsable », affirme Melanie Mok, directrice, Marketing et communications, à Debrand.

Une ouvrière procède au tri manuel de déchets textiles. Image fournie par Debrand.
L’approche circulaire de Debrand en matière de gestion de fin de vie des textiles
Debrand évolue dans ce que l’industrie appelle la « logistique inverse » ou la « logistique de seconde vie ». Son rôle consiste à trier les matières et à les orienter vers leur destination à plus forte valeur — qu’il s’agisse de revente, de don, de recyclage ou, en dernier recours, d’élimination ou de valorisation énergétique des déchets.
L’entreprise a vu le jour en 2008 après que ses cofondateurs, Amelia Eleiter et Wes Baker, ont découvert des déchets plastiques de marque échoués sur le rivage lors d’un voyage de surf au large du Sri Lanka. Cette expérience a suscité une réflexion sur la responsabilité des marques à l’égard de leurs produits, menant à la création de Debrand. Aujourd’hui, l’entreprise exploite des installations de tri textile à Surrey, en Colombie-Britannique, et à Columbus, Ohio, et collabore avec près de 90 marques de détail au Canada et aux États-Unis.
Fonctionnement du processus de tri textile
Le tri est au cœur des activités de Debrand, dont l’équipe adapte son approche en fonction des objectifs de ses partenaires — qu’il s’agisse de revente, de don, de récupération avancée ou de récupération de fibres. Les marques expédient des palettes de retours clients, d’articles endommagés ou d’inventaires invendables depuis leurs centres de distribution vers les installations de Debrand, où une combinaison de technologies automatisées et d’inspection manuelle permet d’évaluer l’état et la composition textile de chaque article afin de déterminer sa destination optimale.
« Notre rôle consiste à déterminer les possibilités pour chaque produit et à fournir des renseignements exploitables », explique Melanie Mok.
Les articles en bon état peuvent être orientés vers des partenaires de revente ou de dons, tant au Canada qu’aux États-Unis. Pour les dons, Debrand applique un principe de « don dans la dignité », veillant à ce que les articles soient en suffisamment bon état pour que leur prochain utilisateur puisse les porter avec fierté. Les articles qui ne peuvent être réemployés sont dirigés vers la meilleure filière de valorisation possible, qu’il s’agisse de récupération ou de conversion des déchets en énergie. Lorsque possible, les textiles composés d’une seule matière, comme le coton ou la laine à 100 %, peuvent être acheminés vers des récupérateurs textile-à-textile afin d’être transformés en nouvelles fibres. Les matières mélangées sont, quant à elles, souvent destinées à la récupération de fibres, où elles sont déchiquetées pour être réutilisées, notamment comme isolant ou comme rembourrage pour matelas.
Certaines entreprises vont encore plus loin en mettant en place des programmes permettant de récupérer directement les produits auprès des utilisateurs finaux. United Airlines, par exemple, a récemment lancé de nouveaux uniformes pour ses employés et collaboré avec Debrand afin de reprendre les anciens à des points de dépôt physiques et par envois postaux.

Un travailleur, aux commandes d’un chariot élévateur, procède au tri de textiles usagés. Image fournie par Debrand.
Analyses du cycle de vie : comment Debrand mesure l’incidence pour ses partenaires
Une analyse du cycle de vie (ACV) est une méthode normalisée permettant de mesurer l’empreinte environnementale d’un produit, depuis l’extraction des matières premières jusqu’à sa fin de vie. À titre d’exemple, une ACV européenne a démontré que la réutilisation d’un vêtement (ce lien mène à un site web dont le contenu est en anglais seulement) permet d’éviter plus de trois kilogrammes de dioxyde de carbone par rapport à la production d’un article neuf, tout en réduisant l’impact environnemental global d’un facteur de 70. Pour les entreprises, ce type de données crédibles non seulement favorise la conformité, mais aussi permet de mieux orienter les décisions en matière de durabilité environnementale (ce lien mène à un site web dont le contenu est en anglais seulement) et de déterminer plus précisément les sources d’émissions, rendant les échanges avec les fournisseurs plus ciblés. Au-delà de ces avantages, ces analyses offrent également la transparence que les consommateurs attendent de plus en plus.
Les ACV ne se limitent pas non plus à l’industrie de la mode : des secteurs comme les matériaux de construction, l’emballage, l’automobile et l’électronique s’appuient sur ces normes pour orienter leurs décisions d’approvisionnement, appuyer leurs déclarations produits et répondre à une surveillance accrue des clients et des autorités réglementaires.
L’application des ACV aux textiles demeure toutefois complexe. Les chaînes de valeur sont longues et mondialisées, les mélanges de matières très variés (ce lien mène à un site web dont le contenu est en anglais seulement), et les entreprises se heurtent souvent aux contraintes liées aux outils, à l’expertise et aux ressources (ce lien mène à un site web dont le contenu est en anglais seulement) nécessaires pour mesurer leurs émissions. Même lorsqu’elles y parviennent, l’absence de norme sectorielle uniforme pour la mesure des émissions de portée 3 complique la comparaison des résultats et la vérification de leur exactitude.
« Il reste du travail à accomplir pour rendre les ACV plus largement applicables aux textiles à l’échelle de la chaîne logistique », souligne Mme Mok.
Debrand mesure l’incidence en unités et en livres détournées des sites d’enfouissement, déclarant 2,4 millions de livres détournées en 2024. Après traitement, les entreprises participantes reçoivent un rapport de données transparent détaillant la destination finale de leurs produits. Pour les entreprises, des données crédibles vont au-delà de la conformité : elles soutiennent la prise de décision interne, rendent les échanges avec les fournisseurs plus efficaces, et offrent aux clients une visibilité claire et fiable sur les progrès réalisés.
En savoir plus : Analyse de la chaîne de valeur dans la stratégie de durabilité environnementale de votre entreprise
Quels sont les avantages des programmes circulaires pour la gestion de la fin de vie des produits ?
Les avantages commerciaux vont bien au-delà d’un secteur ou d’une industrie en particulier. Les motivations pour les adopter varient, mais se regroupent généralement en trois grandes catégories :
1. Atténuation du risque dans la chaîne logistique
Les chaînes logistiques mondiales continuent d’être mises à l’épreuve par les droits de douane, les guerres commerciales et les conflits géopolitiques qui font grimper les coûts des matières premières et des composants. Les entreprises capables de réutiliser, de remettre à neuf ou de récupérer les matériaux issus de leurs propres produits sont souvent mieux positionnées pour gérer les risques et renforcer leur résilience à long terme. « Les organisations font des projections sur 10 ou 20 ans et cherchent à comprendre comment réduire les risques au sein de leur chaîne logistique », explique Melanie Mok.
2. Renforcement de la valeur de la marque et fidélisation de la clientèle
Les consommateurs s’attendent de plus en plus à ce que les entreprises (ce lien mène à un site web dont le contenu est en anglais seulement) assument la responsabilité de leurs produits après la vente. La capacité à démontrer une gestion responsable de la fin de vie des produits devient ainsi un facteur déterminant dans les décisions d’achat (ce lien mène à un site web dont le contenu est en anglais seulement), la fidélisation de la clientèle et les partenariats avec les détaillants et les distributeurs. Par ailleurs, les programmes de reprise et la fidélité à la marque se renforcent mutuellement (ce lien mène à un site web dont le contenu est en anglais seulement) : les clients les plus fidèles sont généralement plus enclins à y participer.
3. Facilitation de la prise de décisions conceptuelles
Les programmes de fin de vie peuvent générer de précieux renseignements sur la manière dont les produits sont conçus et sur la valeur qu’ils conservent. « Si une veste ne peut pas être récupérée parce que l’emplacement d’éléments comme les fermetures éclair rend son traitement trop coûteux, c’est une information que nous pouvons transmettre à l’équipe de conception afin de maximiser la récupération de valeur des matériaux », explique Mme Mok.
Qu’il s’agisse de l’emplacement des composants, d’appareils électroniques aux pièces difficiles à séparer ou d’emballages composés de matériaux mixtes, concevoir en intégrant les principes de circularité permet de faciliter le démontage des produits et d’en optimiser la valorisation.
Considérations pour les entreprises qui évoluent vers un modèle d’affaires circulaire
Pour de nombreuses entreprises commerciales, le principal obstacle n’est pas la volonté d’évoluer vers la circularité, mais les facteurs économiques. Les questions liées aux coûts initiaux, à l’allocation du capital et au rendement du capital investi déterminent souvent si un programme de fin de vie dépassera le stade pilote. Avant de lancer un tel programme, les entreprises doivent bien comprendre l’ampleur des investissements requis — le principal facteur étant le coût. « Souvent, les entreprises s’attendent à tirer un revenu des produits. Or, ce n’est pas ainsi que cela fonctionne », souligne Melanie Mok.
Parmi les considérations figurent la logistique de collecte, la main-d’œuvre liée au tri, les infrastructures technologiques et les partenariats avec des entreprises — comme Debrand — pour le traitement de fin de vie, ou encore le recours à des partenariats directs. Pour de nombreuses organisations, ces programmes soulèvent des questions quant à l’allocation du capital — à savoir si les investissements relèvent des budgets d’exploitation, des plans d’immobilisations ou d’ententes avec des tiers. De plus en plus, les entreprises explorent des approches progressives (ce lien mène à un site web dont le contenu est en anglais seulement), des projets pilotes ou des solutions de financement afin de gérer les coûts initiaux et de vérifier les retombées avant un déploiement à plus grande échelle.
Pour les entreprises habituées à des modèles linéaires où les invendus sont passés en pertes, la gestion de fin de vie représente un changement fondamental. Or, à mesure que la réglementation relative à la responsabilité élargie des producteurs (REP) se développe, ces coûts deviennent de plus en plus inévitables.
La réussite de ces programmes repose également sur une gouvernance interne claire : un engagement de la haute direction, des droits décisionnels bien définis, et un alignement entre les équipes de durabilité, des opérations, des finances et des achats. À mesure que les programmes prennent de l’ampleur, les outils numériques deviennent essentiels pour assurer le suivi des volumes (ce lien mène à un site web dont le contenu est en anglais seulement), des destinations et des résultats, soutenant à la fois la gestion opérationnelle et les obligations de reddition de comptes.

Des produits attendent sur un transporteur à courroie d’être triés à l’usine. Image fournie par Debrand.
Cinq étapes pour vous aider à démarrer un programme
Bien qu’il n’existe pas de plan de match unique, Melanie Mok offre ces recommandations aux entreprises qui souhaitent s’engager dans la circularité :
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Commencer par un projet pilote : évitez de tout entreprendre simultanément. Déterminez ce qui est possible à l’aide de projets pilotes ciblés sur des gammes de produits à coûts élevés ou à risques importants, avant d’élargir à partir des données et des résultats obtenus. « Il n’est pas viable d’absorber des pertes sur l’ensemble de vos activités, explique Melanie Mok. En revanche, vous pouvez progresser par étapes et mettre en place des boucles de rétroaction. »
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Comprendre les coûts et les risques : déterminez où les produits en fin de vie génèrent actuellement des coûts d’élimination, des radiations d’actifs ou des risques opérationnels. Cela permet de déterminer quelles gammes de produits ou zones géographiques présentent le meilleur potentiel du point de vue commercial.
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Connaître ses matières : il est essentiel de comprendre de quelles matières et composantes sont constitués vos produits. Chaque matière suit une filière de fin de vie différente, et cette connaissance conditionne les options possibles. Par exemple, une entreprise qui fabrique des appareils électroniques mettra en place des processus différents de ceux d’une entreprise spécialisée dans les structures en bois. Dans l’industrie de la mode, la plupart des vêtements sont confectionnés à partir de fils composés de mélanges de trois à cinq matières, sans véritable uniformité à l’échelle sectorielle. Résultat : une grande partie des tissus mélangés sont déchiquetés pour être transformés en isolants ou en chiffons, plutôt que retransformés en nouveaux vêtements.
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Obtenir l’adhésion interfonctionnelle : la circularité concerne de multiples fonctions, notamment la protection de la marque, la chaîne logistique, les opérations, la conception de produits et les communications. « Ce n’est pas un enjeu cloisonné, souligne Mme Mok. C’est un levier global qui touche l’ensemble de l’organisation. »
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Mettre en place une gouvernance claire et définir les responsabilités : attribuez un parrainage clair de la direction et des droits décisionnels bien établis afin de garantir que les initiatives de circularité dépassent le stade des projets pilotes et s’alignent sur les priorités stratégiques de l’entreprise.
Regard vers l’avenir : réglementation croissante et normes mondiales
La réglementation est en pleine évolution. L’Union européenne a adopté le Règlement sur l’écoconception et les produits durables (ce lien mène à un site web dont le contenu est en anglais seulement), qui introduit de nouvelles exigences en matière de durabilité, de réparabilité et de recyclabilité des produits dans plusieurs secteurs. Aux États-Unis, plusieurs États mettent en place des cadres de responsabilité élargie des producteurs (REP) propres à certaines industries (ce lien mène à un site web dont le contenu est en anglais seulement) couvrant divers produits — notamment les plastiques et les emballages, les batteries et les déchets électroniques, les matelas, les pneus et les peintures —, et d’autres initiatives devraient suivre. Le Canada devrait évoluer dans une direction similaire, bien qu’aucune exigence fédérale ne soit encore en vigueur.
Alors que la réglementation s’accélère à l’échelle mondiale, de nombreuses entreprises regardent désormais au-delà de la simple conformité. Les stratégies de fin de vie sont de plus en plus perçues comme un levier pour réduire les coûts, gérer les risques au sein de la chaîne de valeur, renforcer les relations avec les clients et les partenaires, et anticiper l’évolution des attentes. Pour les entreprises confrontées à l’incertitude et à des priorités concurrentes, les programmes circulaires de fin de vie offrent l’occasion de transformer les déchets d’un poste de coûts en un élément maîtrisé et mesurable — améliorant les opérations et réduisant les risques au fil du temps.
Pour les entreprises commerciales, la question n’est plus de savoir si la gestion circulaire de la fin de vie est pertinente, mais dans quelle mesure elles choisissent de l’aborder de manière proactive. À mesure que les coûts, les attentes des clients et les exigences réglementaires augmentent, les stratégies circulaires permettent de transformer les déchets d’un passif en une composante gérée et mesurable de l’activité.
« Nous visons une situation où les principes de circularité sont intégrés à l’ensemble des activités de manière à mettre en valeur les ressources que nous avons déjà extraites de notre environnement », conclut Melanie Mok.
En savoir plus : D’une gestion réactive à une gestion proactive : intégrer les risques climatiques dans la chaîne de valeur de votre entreprise
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