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Atteinte de progrès durables : innovation et collaboration pour favoriser la croissance transformationnelle au Canada

By Banque Royale du Canada

Published 9 mars 2026 • 7 min de lecture

TLPL

  • La série de tables rondes d’experts sur la finance durable RBC à Montréal a mis l’accent sur l’innovation et la collaboration comme étapes vers la durabilité environnementale.

  • Les progrès à long terme en matière de durabilité environnementale sont le fruit d’un état d’esprit et d’une culture, et non de listes de vérification.

  • La collaboration entre les écosystèmes permet d’atteindre les objectifs plus rapidement.

La série de tables rondes d’experts sur la finance durable RBC réunit des chefs d’entreprise et des experts sectoriels pour échanger des idées et discuter de solutions pouvant susciter une évolution significative vers une économie résiliente et à faibles émissions de carbone. La dernière table ronde d’experts sur la finance durable RBC à Montréal a porté sur les mesures nécessaires pour que la durabilité environnementale s’ancre dans les entreprises, qu’il s’agisse de repenser le processus de prise de décision ou de collaborer plus étroitement avec des partenaires de l’ensemble de l’écosystème.

L’IA devient un outil plus accessible et à forte incidence vers la durabilité environnementale.

Miguel L’Heureux, directeur général, Finance durable, Groupe des clients corporatifs à RBC, a animé la séance avec les autres panélistes :

  • Angelo Cristonanilli, délégué commercial, Développement commercial, Nouvelles technologies, Hydro-Québec

  • Stéphane Chayer, conseiller stratégique du président de l’Université Concordia

  • Julien Billo, chef de la direction, Scale AI.

Voici les principaux points à retenir selon M. L’Heureux.

1. Le développement durable nécessite un changement de mentalité et de culture, et non le respect d’une liste de vérification

Il n’est pas facile de transformer les ambitions en résultats quantifiables en matière de durabilité environnementale. Comme nous en avons discuté avec Stéphane Chayer de l’Université Concordia, et comme j’ai pu le constater par moi-même, le plus difficile est d’intégrer la durabilité environnementale à la raison d’être de l’organisation, et non de la mettre de côté pour un projet distinct.

Nous devons mobiliser nos parties prenantes. Tant que vous ne comprenez pas les attentes, vous n’êtes pas en mesure de cerner les quelques occasions réellement transformatrices qui peuvent redéfinir l’entreprise. De petits ajustements incrémentiels ne feront pas la différence que vous recherchez.

J’observe quelques erreurs courantes qui tendent à freiner les entreprises :

  • Traiter la durabilité environnementale comme une fonction autonome au lieu de l’intégrer à la planification stratégique et aux primes d’encouragement.

  • Sous-estimer le temps, les capitaux et les capacités nécessaires à une véritable décarbonation de la chaîne logistique ou à la circularité.

  • Difficulté à mesurer et à vérifier l’incidence sur le crédit – en particulier la portée 3 – dans un monde où la réglementation obligatoire évolue encore.

  • Voir la durabilité environnementale comme une charge de travail supplémentaire plutôt que comme un avantage concurrentiel.

La bonne nouvelle ? Le Québec dispose d’un écosystème de partenaires exceptionnellement riche. Avec le bon état d’esprit, les leaders peuvent passer de l’ambition à l’action beaucoup plus rapidement qu’ils ne le croient.

2. La collaboration entre les secteurs public et privé est essentielle

Cela m’amène directement au prochain point à retenir : la durabilité environnementale peut progresser uniquement au sein d’un écosystème. Il ne s’agit pas d’un parcours individuel.

Fondamentalement, la durabilité environnementale va au-delà de votre entreprise et concerne toutes les parties prenantes, notamment les clients, les fournisseurs, les actionnaires, les employés et les collectivités. Travailler avec ces partenaires est une première étape essentielle dans le repérage des occasions les plus importantes et à forte incidence.

Ce qui m’emballe en ce moment, c’est la grande qualité du soutien offert. Le Québec se démarque au Canada par la profondeur de son expertise en matière de développement durable, en offrant des conseils évolutifs et abordables pour les organisations à toutes les étapes de leur croissance.

Par exemple, lors de l’événement, nous avons entendu des représentants de Scale AI et d’Hydro-Québec souligner les programmes qui aident déjà les entreprises à améliorer leur efficacité énergétique et à mettre en place des outils d’IA pratiques. Voilà le genre de collaborations intersectorielles qui aideront à accélérer notre transition vers une économie à faibles émissions de carbone.

La réglementation joue également un rôle. L’évolution des politiques climatiques du Canada incite un plus grand nombre d’entreprises à évaluer leurs paramètres climatiques, tandis que les incitatifs fédéraux rendent le Canada attrayant pour les développeurs de projets d’énergie renouvelable et liés au carbone qui explorent de nouveaux marchés.

3. L’IA a le potentiel de rehausser les efforts de durabilité environnementale

Il y a scepticisme légitime à propos de la façon dont l’intelligence artificielle et la demande énergétique qui s’y rapporte peuvent se développer en même temps que la durabilité environnementale. Or, les panélistes nous ont dit que l’IA, lorsqu’elle est utilisée de façon réfléchie, peut aider les entreprises à prescrire, à prévoir et à optimiser leurs activités tout en ayant un impact immédiat et mesurable.

L’IA peut aider à rehausser de façon significative les efforts en matière de durabilité dans différents domaines, et selon les discussions tenues lors de la table ronde, quatre secteurs se démarquent par leur incidence éprouvée et évolutive :

  • Gestion de l’énergie et optimisation de la demande : Analyse des habitudes d’utilisation et prévision de la demande, permettant aux entreprises d’être plus efficaces et de réduire les émissions de carbone.

  • Décarbonation et résilience des chaînes logistiques : Optimisation des routes, réduction des émissions liées au transport et des déchets grâce à une meilleure gestion des stocks.

  • Réduction des déchets et économie circulaire : Repérer les lacunes des processus de production et proposer des améliorations visant à réduire ou à réutiliser le matériel.

  • Conception de produits durables sur le plan environnemental et gestion de leur cycle de vie : Soutenir des choix de conception qui utilisent des matériaux écologiques, réduisant ainsi au minimum l’impact environnemental tout au long du cycle de vie du produit.

La qualité des données est l’un des principaux obstacles à l’adoption de l’IA. Heureusement, il existe maintenant de nombreux outils d’IA et numériques prêts à l’emploi alimentés par des données d’entreprise générales et qui offrent une mise en œuvre rapide et abordable. Les entreprises n’ont pas besoin de solutions d’IA personnalisées pour bénéficier des avantages.

L’avenir nous permet d’être optimistes. La nouvelle stratégie de compétitivité climatique et la nouvelle politique « Achetez canadien » peuvent stimuler l’innovation, appuyer la croissance et réduire les émissions, tout en renforçant les chaînes logistiques nationales. Mais nous ne pouvons pas ignorer la réalité selon laquelle les changements climatiques s’intensifient. J’espère que la collaboration et les efforts de décarbonation que nous entreprenons aujourd’hui nous aideront à réaliser les progrès dont nous avons besoin de toute urgence.

L’équipe Finance durable RBC est là pour vous aider. Communiquez avec votre directeur relationnel RBC pour en savoir plus sur les solutions de finance durable.

Le présent article vise à offrir des renseignements généraux seulement et n’a pas pour objet de fournir des conseils juridiques ou financiers, ni d’autres conseils professionnels. Veuillez consulter un conseiller professionnel en ce qui concerne votre situation particulière. Les renseignements présentés sont réputés être factuels et à jour, mais nous ne garantissons pas leur exactitude et ils ne doivent pas être considérés comme une analyse exhaustive des sujets abordés. Les opinions exprimées reflètent le jugement des auteurs à la date de publication et peuvent changer. La Banque Royale du Canada et ses entités ne font pas la promotion, ni explicitement ni implicitement, des conseils, des avis, des renseignements, des produits ou des services de tiers.

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