TLPL
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Carbonhound et RBC ont récemment réuni des dirigeants de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement alimentaire du Canada pour discuter de la position du pays comme chef de file dans le domaine de l’agriculture respectueuse de l’environnement.
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Alors que les agriculteurs canadiens vieillissent, l’avenir alimentaire de notre pays dépend de la mobilisation des membres de la nouvelle génération, de leur formation et de leur soutien.
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L’agriculture écologiquement durable est bonne non seulement pour l’environnement, mais aussi pour les finances des agriculteurs.
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La collaboration tout au long de la chaîne de valeur est essentielle au renforcement du système alimentaire canadien.
Dans le cadre de la Semaine canadienne d’échanges sur le climat, RBC et Carbonhound ont invité des dirigeants de toute la chaîne de valeur alimentaire canadienne à explorer comment le pays peut conserver sa position de producteur alimentaire durable et concurrentiel à l’échelle mondiale.
Le secteur agroalimentaire canadien demeure une force nationale, qui contribue à la création d’emplois, aux exportations et à la résilience économique. Toutefois, des études récentes font état de pressions croissantes : la croissance de la productivité a ralenti, la capacité de commercialisation nationale est à la traîne par rapport à des pays comparables et la concurrence pour les capitaux, le talent et l’innovation s’intensifie à l’échelle mondiale. Ces défis sont soulignés dans le Rapport de MNP sur le secteur agroalimentaire mondial.
Pour expliquer ce que cela signifie dans la pratique, Natasha Shute, directrice générale, Finance durable, à RBC, a animé une discussion avec des experts qui œuvrent dans les domaines de l’agriculture et de la fabrication de produits alimentaires :
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Joshua Goodman, directeur principal du développement durable, Sobeys
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Taylor Stanley, Stratégie d’impact à Riverside Natural Foods
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Jason Persall, président de Persall Fine Foods
Ensemble, ils ont exploré comment le Canada peut renforcer son avantage dans le domaine de l’alimentation en favorisant l’innovation au pays, en améliorant la capacité régionale et en créant un écosystème résilient qui peut être concurrentiel à l’échelle mondiale.
Natasha Shute de RBC fait part des principaux points à retenir de la discussion :
1. L’avenir alimentaire du Canada repose sur les épaules de la nouvelle génération et le maintien de l’innovation au pays.
Le secteur agricole canadien est depuis longtemps au fondement de l’économie et de l’identité nationales. Cependant, comme il a été souligné dans la discussion et dans le rapport de MNP sur les entreprises agroalimentaires mondiales, on constate un décalage entre les investissements privés en R-D et la capacité de commercialisation par rapport à des pays comparables. Bien que le Canada génère de solides activités de recherche et des innovations à l’étape du démarrage, il arrive trop souvent que ces innovations soient déployées ailleurs.
Ces lacunes ont des répercussions au-delà de la compétitivité. Selon le Rapport sur la croissance de la prochaine génération de l’Institut d’action climatique RBC, on note des écarts grandissants dans les pipelines de talents, l’accès au capital et les occasions d’expansion nationale pour les innovateurs de l’agroalimentaire.
Parallèlement, la nature de l’agriculture change. L’agriculture et la production alimentaire modernes sont de plus en plus axées sur la technologie, les données et l’entrepreneuriat, ce qui exige de nouvelles compétences, de nouveaux modèles d’affaires et de nouvelles structures de financement.
Pour combler cette lacune, il faudra :
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Élargir l’accès au capital, à la formation et au soutien à l’entrepreneuriat pour les innovateurs du secteur agroalimentaire
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Renforcer les voies qui relient la recherche, l’investissement privé et le déploiement dans le monde réel
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Établir des pipelines de talents adaptés à la nature changeante de l’agriculture
Le secteur agricole d’aujourd’hui n’est pas ce qu’il était il y a une génération. Il repose sur la technologie, s’appuie sur des données, est axé sur l’entrepreneuriat et des objectifs précis, mais bien des jeunes n’en ont pas conscience. Il est essentiel de sensibiliser très tôt les jeunes aux débouchés en agriculture (bien avant qu’ils fassent des choix de carrière), de réintégrer l’enseignement agricole dans les écoles, en plus de soutenir la formation et le financement des jeunes agriculteurs afin de créer un pipeline de talents à long terme, en particulier à un moment où la requalification s’accélère dans les secteurs essentiels.
Pour demeurer concurrentiel à l’échelle mondiale, le Canada doit non seulement inspirer et soutenir la prochaine génération d’agriculteurs, mais aussi s’assurer que la recherche, l’innovation et la transformation à valeur ajoutée restent à l’intérieur de nos frontières, créant ainsi des emplois, des exportations et une influence mondiale depuis le sol canadien.
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2. L’agriculture durable devient un avantage concurrentiel
L’agriculture écologiquement durable continue de gagner du terrain. Selon un nombre croissant d’études de cas, cette stratégie s’avère une porte d’entrée pour des rendements plus élevés, des sols plus sains et des modèles d’affaires plus résilients.
Ce qui est particulièrement convaincant, c’est que les pratiques durables vont au-delà des avantages pour la planète. Elles peuvent limiter la nécessité d’intrants, abaisser les coûts à long terme et créer des produits plus variés pour les marchés canadiens et internationaux. C’est pourquoi elles sont devenues un facteur de différenciation stratégique – un facteur qui peut stimuler les exportations et propulser les marques canadiennes de produits alimentaires à l’échelle mondiale.
Sur le terrain, l’agriculture durable peut avoir un impact concret : le travail de conservation du sol contribue à y augmenter le carbone, l’utilisation efficiente des nutriments optimise celle des engrais et la rotation des cultures stimule la biodiversité.
Mais un enjeu plus important s’impose au chapitre de la capacité de concurrence. Le Canada possède un savoir-faire de premier ordre pour ce qui est de la recherche agricole, de la transformation des aliments et de l’innovation en matière d’ingrédients, et fait preuve de leadership en durabilité environnementale, mais les innovations en phase précoce sont trop souvent commercialisées ou exploitées à l’étranger. Le maintien et l’exploitation de l’innovation en sol canadien sont essentiels pour que le Canada puisse nourrir le monde, mais aussi qu’il puisse exporter ses compétences, sa technologie et ses normes de développement durable.
Téléchargez le nouveau rapport RBC
Semer l’expansion : répondre au déficit de capital de croissance de l’agroalimentaire canadien
3. La collaboration est le catalyseur d’un écosystème alimentaire plus solide et plus résilient
Enfin, ce qui est peut-être le plus important, rien de tout cela ne fonctionne sans une véritable collaboration. Nous obtenons de véritables progrès lorsque tous les maillons de la chaîne de valeur travaillent de concert. L’établissement de chaînes logistiques régionales plus solides, l’investissement dans des mesures de développement durable fondées sur les données et l’établissement d’un lien entre les grappes d’innovation et le financement permettront à l’ingéniosité canadienne de demeurer concurrentielle.
Songez à la façon dont la technologie multiplie les possibilités. L’intelligence artificielle et les outils de données aident les agriculteurs à mesurer les émissions, à surveiller la qualité des sols et à optimiser la production. Carbonhound, par exemple, aide les entreprises à collecter des données sur leurs émissions de gaz à effet de serre au moyen d’un outil de gestion du carbone, qui peut faciliter l’automatisation de la collecte des données et le suivi de l’incidence des activités de l’entreprise. La collaboration entre RBC et Carbonhound vise à permettre aux entreprises de répondre plus facilement aux demandes croissantes de mesures du carbone et de prendre des décisions éclairées sur la voie d’une économie à faibles émissions de carbone.
De leur côté, des organismes de récupération alimentaire comme Second Harvest font leur part en jumelant des informations basées sur les données avec les réseaux communautaires pour assurer une redistribution durable et efficace des bons aliments.
Finalement, une vérité toute simple émerge : la sécurité alimentaire est un enjeu de sécurité nationale. Le renforcement des chaînes logistiques nationales, l’investissement dans les capacités de transformation régionales et l’amélioration de la logistique interprovinciale seront essentiels à la compétitivité à long terme du Canada.
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Le Canada possède déjà les ressources naturelles, l’expertise et l’écosystème d’innovation nécessaires pour affronter la concurrence à l’échelle mondiale. Nous avons seulement besoin de coordination et d’une volonté de développer les idées, les partenariats et les pratiques qui connaissent déjà du succès.
En investissant dans les gens, en protégeant les terres qui nous nourrissent et en renforçant la collaboration tout au long de la chaîne de valeur, le Canada a une réelle occasion de définir l’avenir de la production alimentaire durable à l’échelle mondiale.
Voici comment RBC peut intervenir :
L’équipe Services bancaires agricoles et solutions financières RBC est là pour vous aider. Afin d’aider ses clients à réaliser la transition vers le développement durable, RBC collabore avec Carbonhound, une plateforme d’action climatique qui aide les entreprises à mesurer et à suivre leur impact environnemental.
Communiquez avec votre directeur relationnel RBC pour en savoir plus sur les solutions qui permettront à votre entreprise de progresser.
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