En bref
Une situation de trésorerie n’est aussi utile que les renseignements qui la soutiennent. Pour chaque paiement reçu, l’équipe des finances doit savoir qui l’envoie, pourquoi et pour quel montant.
Une meilleure vue d’ensemble de la trésorerie et des entrées prévues permet d’améliorer les prévisions et aide les équipes des finances à prendre des décisions plus éclairées concernant le fonds de roulement.
La visibilité en temps réel, l’intégration des systèmes de gestion des ressources (ERP) et l’information fonctionnent de concert. La visibilité indique aux équipes des finances où se trouve l’argent : l’intégration relie les systèmes qui transmettent l’information et l’information permet d’en tirer des réponses pertinentes.
Il n’est pas nécessaire de procéder à la modernisation d’un seul coup. Elle peut commencer par le processus qui gruge actuellement le plus de temps, d’argent et d’occasions d’affaires à l’entreprise.
Dans notre série sur la gestion de trésorerie, RBC s’entretient avec des entreprises canadiennes et des spécialistes financiers qui les conseillent sur la façon dont l’argent circule dans le cadre d’une opération modernisée.
« De quelle somme disposons-nous actuellement et quel montant de celle-ci pouvons-nous utiliser ? »
C’est une question simple, mais pour de nombreuses équipes des finances, trouver la réponse peut prendre beaucoup de temps.
Les soldes peuvent devoir être extraits de plusieurs portails bancaires, téléchargés dans différents formats, transférés dans des feuilles de calcul et vérifiés par rapport aux opérations compensées. À la fin de tout ce travail, les soldes ont peut-être déjà changé.
Travailler à partir d’information d’hier peut avoir des conséquences bien concrètes. Pour les équipes des finances, cela peut signifier ne pas investir les excédents de trésorerie, emprunter même si des fonds sont disponibles ailleurs, ou attendre pour faire des achats sans savoir que les fonds sont déjà disponibles.
L’évolution du monde des paiements change la donne. Les équipes des finances disposent désormais de données de paiement plus riches. Les systèmes bancaires et ERP peuvent échanger des informations plus directement, et l’argent est de plus en plus transféré en dehors des heures normales d’ouverture. Ensemble, ces capacités permettent d’offrir un portrait plus rapide et plus complet de la trésorerie, ce qui donne aux équipes des finances un meilleur aperçu de leur situation de trésorerie.
« C’est ainsi que la gestion de trésorerie passe d’une fonction rétrospective à une fonction prospective », explique Stephen Miller, vice-président, Transformation et solutions de fonds de roulement à RBC.
Que faire pour connaître votre situation de trésorerie ?
Il ne suffit pas d’obtenir le total au bas d’un relevé pour connaître sa situation de trésorerie. Une équipe des finances doit aussi comprendre ce que sous-tend chaque paiement reçu.
« Tout se résume à savoir qui a envoyé l’argent, pourquoi et pour quel montant », explique Bryan Yeung, directeur général principal, Nouveaux modes de paiement et paiements nationaux à RBC. Jusqu’à ce que ces renseignements soient connus, il se peut que de l’argent se trouve sur un compte sans que l’entreprise puisse l’utiliser.
Un paiement peut mettre fin au délai moyen de recouvrement des créances clients, par exemple, mais jusqu’à ce qu’il soit associé à la bonne facture et au bon client, le crédit ou le fonds de roulement lié à ce compte ne peut pas être libéré.
M. Miller se sert d’une entreprise de transport pour illustrer cette incidence. Un transporteur traitant avec des milliers d’entreprises clientes accorde un crédit à chacune d’entre elles, jusqu’à concurrence d’une limite convenue. Une fois que le client atteint cette limite, aucune autre livraison ne peut être effectuée tant que le compte n’a pas été réglé.
« Ce client a peut-être déjà fait le paiement, mais lorsque vous recevez des milliers de paiements, vous devez prendre le temps de déterminer quel paiement provient de quel client, explique M. Miller. Tant qu’il n’a pas été appliqué au bon compte, il est impossible de rouvrir le crédit de ce client. »
Pourquoi est-il difficile d’obtenir la situation de trésorerie en temps réel ?
Il demeure difficile d’obtenir un portrait consolidé et à jour de la trésorerie lorsque les données dont les équipes des finances ont besoin sont dispersées entre les banques, les types de paiement et les systèmes internes.
Le défi est particulièrement évident pour l’une des responsabilités les plus importantes des services de trésorerie : l’établissement de prévisions. Dans le rapport 2026 Treasury Benchmarking Survey de l’AFP (ce lien mène à un site web dont le contenu est en anglais seulement), 49 % des répondants ont indiqué que les prévisions de trésorerie et de liquidités étaient leur activité de gestion de trésorerie la plus difficile, tandis que 63 % ont indiqué qu’il s’agissait d’une priorité absolue.
Une partie de la difficulté réside dans les détails joints à chaque paiement. Comme les types de paiement peuvent comporter divers niveaux d’information et arriver à des moments différents, la rapidité du rapprochement peut dépendre en partie du mode de paiement choisi par le client.
« La question est de savoir si le paiement est accompagné de suffisamment de renseignements pour que l’équipe des finances puisse effectuer le rapprochement des comptes et les clôturer », explique M. Yeung.
Ce portrait peut se fragmenter davantage à mesure qu’il se déplace au sein de l’organisation. Les entreprises qui traitent avec plusieurs banques peuvent devoir se servir de plusieurs plateformes numériques, chacune présentant l’information et communiquant les opérations à des moments différents. Les systèmes et les processus internes peuvent ajouter des étapes supplémentaires, surtout lorsque les renseignements doivent être téléchargés, transférés ou entrés manuellement avant de pouvoir les rapprocher.
« Le traitement direct est généralement l’objectif ultime des entreprises et des banques, affirme M. Yeung. Mais lorsque les systèmes ne sont pas connectés, c’est plutôt avec des personnes à traitement direct qu’on peut se retrouver – l’information passe d’une personne à l’autre avant d’arriver à destination. »
Les équipes des finances ont peut-être quand même besoin de retourner dans leurs propres livres pour vérifier les entrées et les sorties de fonds, ce qui ajoute une autre étape avant d’avoir un portrait complet de la trésorerie.
Que signifie une trésorerie optimisée pour votre entreprise ?
Une trésorerie optimisée varie d’une entreprise à l’autre et selon l’utilisation des liquidités par une entreprise.
Pour une, cela pourrait être d’obtenir un rendement en revenu sur les liquidités excédentaires plutôt que de les laisser dormir dans un compte. Pour une autre, elles pourraient servir à rembourser des dettes. Lorsqu’une entreprise exploite plusieurs entités, les fonds excédentaires d’une entité peuvent être utilisés pour couvrir un manque à recevoir d’une autre et ainsi éviter des frais de découvert. Une entreprise en croissance peut simplement avoir besoin d’accéder à ses liquidités plus tôt pour passer sa prochaine commande.
« Si je ne sais pas quand je recevrai mon argent, je ne peux pas gérer efficacement mon fonds de roulement », affirme M. Yeung.
L’objectif ultime est de donner aux entreprises une vision claire des fonds dont elles disposent et de la capacité à les affecter là où ils sont nécessaires. Selon M. Miller, il s’agit d’assurer la visibilité et la traçabilité de leur trésorerie pour qu’elles puissent accéder à ce dont elles disposent.
Prenons l’exemple de la concentration de la trésorerie pour une entreprise qui compte plusieurs entités. Une solution de concentration de la trésorerie peut consolider les soldes de sorte que les fonds peuvent être déployés là où ils sont nécessaires, les entités s’octroyant des prêts entre elles. Selon M. Miller, ce modèle de banque interne permet à une entreprise d’optimiser sa propre trésorerie plutôt que de demander à chaque entité de gérer sa position séparément.
Le trio de la trésorerie
Établir un portrait à jour et exploitable de la trésorerie dépend de l’interaction de trois capacités : la visibilité en temps réel de la trésorerie, l’intégration des systèmes ERP et l’information qui répond aux questions cruciales de l’entreprise. Chacune joue un rôle : fournir un portrait de la trésorerie, connecter les systèmes qui contiennent l’information et transformer les données en perspectives utiles.
Visibilité de la trésorerie en temps réel : obtenez une vue d’ensemble de votre position dans toutes les banques et devises
La vue consolidée dans toutes les banques, entités et devises permet aux équipes des finances de mieux comprendre quelles liquidités sont disponibles dans l’ensemble de l’entreprise – sans avoir à établir manuellement la position. Or, la visibilité dépend aussi de la quantité de données associées à chaque opération pour savoir en quoi consiste l’argent et déterminer s’il peut être utilisé.
Des données de paiement plus riches facilitent la visibilité au niveau des opérations. La norme ISO 20022 permet de transmettre de l’information plus structurée avec un paiement, notamment des données de remise, ce qui permet d’accélérer et d’automatiser le rapprochement.
La manière dont l’information est transmise avec un paiement peut également avoir une incidence sur la rapidité avec laquelle il peut être rapproché. Nous explorons ce sujet plus en détail dans notre article sur la simplification des paiements et du recouvrement : création d’une fonction des services financiers modernisée.
Les délais de paiement changent également. Le système de paiement en temps réel du Canada appuiera la compensation et le règlement en tout temps, système auquel RBC se joindra en 2027. RBC soutiendra aussi les virements de fonds entre le Canada et les États-Unis en dehors des heures d’ouverture locales par l’intermédiaire de RBC Clair et de City National Bank, pour aider les entreprises à accéder à leurs liquidités dans un marché lorsqu’une obligation vient à échéance dans un autre. (Ces liens mènent à des pages dont le contenu est disponible en anglais seulement)
Pour en savoir plus sur le système de paiement en temps réel et sur ses retombées pour les entreprises.
Intégration des systèmes de gestion des ressources (ERP) : connectez les systèmes bancaires et vos systèmes internes
L’intégration des systèmes ERP permet à l’information de circuler entre les systèmes d’une entreprise et ceux de sa banque, plutôt qu’au moyen de fichiers, de téléchargements et d’entrées manuelles.
Une fois les systèmes connectés, une entreprise peut effectuer des paiements à partir de son propre système, recevoir de l’information dans un format qui alimente les systèmes ERP et associer les paiements entrants aux factures sans avoir à saisir de nouveau l’information. « Grâce à l’intégration des systèmes ERP, il n’est plus nécessaire de télécharger de fichiers PDF à partir du portail de services bancaires pour effectuer des rapprochements manuels », affirme M. Yeung.
L’intégration peut également renforcer le contrôle. « Lorsque nous intégrons les systèmes ERP d’un client, il peut conserver un ensemble de contrôles sur qui fait quoi, avec un journal et une piste d’audit à partir desquels il peut travailler », explique M. Miller. Moins de points de contact manuels signifie moins d’endroits où l’information pourrait être modifiée, omise ou modifiée.
L’intégration peut aussi donner à la banque un aperçu des obligations à venir. M. Miller donne l’exemple d’une facture payable en livres sterling dans 60 jours. En voyant cette obligation à venir, la banque peut proposer à l’entreprise un contrat à terme qui en fixe le coût au lieu de l’obliger à détenir des liquidités supplémentaires pour un taux de change qu’il est impossible de prévoir.
La gestion du risque de change fait également partie intégrante de l’exploitation efficace de la trésorerie. Ce sujet est abordé plus en détail dans l’article sur la gestion du risque de change : mesures à prendre pour contrôler les coûts de faire des affaires à l’étranger.
Information : transformez les données sur les opérations en réponses à vos questions
La visibilité permet à une équipe des finances de savoir où se trouve l’argent. Une information efficace ajoute du contexte pour comprendre ce qui se cache derrière les montants : qui a envoyé un paiement, ce à quoi il se rapporte et où il devrait être appliqué.
Les comptes virtuels peuvent aider à fournir ce contexte. Une entreprise peut attribuer un numéro de compte virtuel unique à un client ou à un autre expéditeur, ce qui permet l’identification d’un paiement entrant plutôt que de se fier uniquement aux renseignements fournis par l’expéditeur avec le paiement.
« Si un compte virtuel appartient à la Société XYZ, quand un paiement y est versé, je sais exactement qui l’a envoyé », dit M. Yeung.
Les comptes virtuels, combinés à des données d’opérations plus riches et à l’intégration des systèmes ERP, peuvent permettre d’automatiser le rapprochement et donner aux équipes des finances une vue plus à jour des comptes clients, de la trésorerie disponible et du fonds de roulement.
La valeur de l’information dépend également des perspectives que les équipes des finances peuvent en tirer. Les clients respectent-ils toujours leurs modalités de paiement ? Dans quelle mesure ces entrées de fonds sont-elles prévisibles ? Où se situe l’excédent de trésorerie ? De meilleures réponses contribuent à améliorer les prévisions et à rassurer les leaders de la finance quant à la situation de trésorerie. Elles les aident à déterminer ce qui peut être investi, utilisé pour rembourser les dettes ou affecté ailleurs dans l’entreprise.
IA : tirez parti des données connectées
À mesure que la connexion des données sur les paiements et entre les systèmes bancaires et ERP s’accroît, l’IA peut aider les équipes des finances à interpréter cette information et à la traiter plus rapidement.
Le rapprochement est un cas d’usage immédiat. L’IA peut aider à établir les correspondances entre les paiements entrants et les factures en attente, signaler les exceptions aux fins d’examen et réduire le nombre d’enquêtes manuelles requises lorsque les renseignements ne concordent pas parfaitement.
L’IA ne se limite pas à cerner un problème. M. Miller cite l’exemple de l’IA agentive : « Elle peut déterminer que quelque chose doit être fait, la prochaine étape et, potentiellement, prendre cette mesure en fonction des politiques que l’entreprise a mises en place. »
Ces mêmes capacités appuient la surveillance et le contrôle. L’IA peut évaluer en continu les activités de paiement et signaler les opérations qui ne respectent pas les modèles établis, ce qui donne aux équipes des finances un autre moyen de repérer les activités inhabituelles aux fins d’examen.
Ultimement, l’IA devient plus utile à mesure que les données à sa disposition sont plus complètes et plus connectées. Grâce à l’intégration des systèmes ERP, à des données de paiement plus riches et à des contrôles bien définis, l’IA peut appuyer des décisions de trésorerie de plus en plus complexes.
Comment l’IA transforme-t-elle la fraude liées aux paiements ?
L’IA transforme les deux facettes de la fraude. D’un côté, elle permet aux fraudeurs d’orchestrer des attaques plus convaincantes et de plus grande envergure contre des entreprises de tous types et de toutes tailles ; de l’autre, elle renforce les outils dont disposent les institutions financières et les entreprises pour repérer les activités suspectes.
Des fraudes plus convaincantes et d’une portée accrue
L’IA rend les communications frauduleuses de plus en plus difficiles à distinguer des véritables : courriels et messages textes soignés, clonage vocal ou encore hypertrucages vidéo.
Il est désormais tout à fait possible de recevoir un appel d’une personne qui a exactement la même voix qu’un interlocuteur bancaire de confiance, sans qu’il s’agisse réellement de cette personne, souligne Eric Yu, directeur général principal, Stratégie, Lutte antifraude, secteur commercial à RBC. L’IA permet également aux fraudeurs d’automatiser et de multiplier les attaques à grande échelle, sans qu’une personne ait à effectuer chaque appel ou à rédiger chaque message.
Une détection plus judicieuse des fraudes
Alors que les cybermenaces évoluent et que les attaques s’accélèrent et s’automatisent, l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique deviennent incontournables pour prévenir efficacement la fraude. RBC investit stratégiquement dans des capacités avancées d’IA et d’apprentissage automatique afin de devancer ces menaces émergentes et de mieux protéger ses clients.
La technologie constitue une ligne de défense, et l’IA ne fait que la renforcer. Malgré tout, les entreprises et les équipes des finances doivent continuer d’appliquer des mesures préventives et des méthodes rigoureuses de vérification pour se prémunir contre la fraude. Un moyen simple consiste à joindre votre dirigeant ou votre fournisseur tiers à un numéro de téléphone de confiance si vous recevez des directives visant à modifier un numéro de compte ou à accélérer un paiement.
Moyen pour les équipes des finances de commencer à optimiser la trésorerie et le fonds de roulement
Pour optimiser ses liquidités, une entreprise ne doit pas revoir d’un seul coup ses opérations de trésorerie. Un bon point de départ consiste à se pencher sur les processus qui suscitent le plus de frictions pour l’équipe des finances.
M. Yeung propose de regarder où le personnel consacre du temps à chercher l’information, à effectuer le rapprochement des opérations ou à entrer manuellement des données d’un système à l’autre. « Qu’est-ce qui achoppe ? À quoi le personnel consacre-t-il son temps ? C’est souvent par là qu’on peut commencer », dit-il.
Pour certaines entreprises, la première étape peut être de remplacer un processus de paiement ou de recouvrement papier par un processus électronique. À partir de là, l’information peut être acheminée plus directement dans les systèmes internes, créant ainsi des occasions d’automatiser le rapprochement, d’améliorer la collecte d’information et de réduire les interventions manuelles.
L’intégration nécessite des investissements. Connecter les systèmes bancaires et ERP peut entraîner des coûts liés aux technologies, au mappage des données et à la gestion du changement, en particulier pour les entreprises ayant des processus complexes ou établis de longue date. Toutefois, le rendement potentiel va au-delà du temps gagné pour une seule tâche.
Selon M. Miller, les avantages s’accumulent. Au fur et à mesure que l’information circule plus rapidement et que les tâches manuelles disparaissent, les équipes des finances consacrent moins de temps à dresser un portrait des opérations passées et plus de temps à regarder ce qui s’en vient. Chaque amélioration peut également renforcer les bases pour la prochaine – des paiements numérisés aux systèmes intégrés et aux processus de plus en plus automatisés.
Dans quelle mesure votre situation de trésorerie actuelle est-elle optimisée ?
Posez ces six questions pour déterminer où une plus grande visibilité, automatisation ou intégration pourrait avoir les plus grandes retombées :
Pouvez-vous voir votre situation de trésorerie dans l’ensemble des banques, entités et devises sans avoir à compiler manuellement les données ?
À quelle vitesse votre équipe peut-elle repérer un paiement entrant et l’appliquer au bon client et à la bonne facture ?
Les renseignements bancaires sont-ils transmis directement aux systèmes ERP, ou doit-on les télécharger, les téléverser ou les entrer de nouveau ?
Pouvez-vous repérer les excédents de trésorerie et y accéder au besoin et en temps opportun pour les exploiter ?
Combien de temps votre équipe consacre-t-elle au rapprochement d’opérations, aux enquêtes sur les exceptions ou à la recherche d’information ?
Disposez-vous des renseignements nécessaires pour prévoir les flux de trésorerie et prendre en temps opportun des décisions sur les dettes, les investissements, les achats ou les autres utilisations des liquidités ?
Élaborez votre stratégie de gestion de la trésorerie et du fonds de roulement au fil du temps
Une entreprise qui continue de s’appuyer sur des processus manuels de gestion de trésorerie a des priorités différentes de celles qui bénéficient d’une visibilité en temps réel et de systèmes intégrés. Au fur et à mesure que ces capacités progressent, les occasions d’automatiser les processus, d’accéder aux liquidités plus rapidement et de gérer les fonds de roulement plus efficacement se multiplient.
La bonne mesure à prendre dépendra de la situation actuelle de votre entreprise : de la numérisation des processus manuels à la connexion des systèmes bancaires et ERP, en passant par l’amélioration de la visibilité en temps réel et l’exploration de capacités plus avancées.
Transformez la visibilité de la trésorerie en un avantage stratégique
La situation de trésorerie de votre entreprise n’est aussi utile que les renseignements qui la soutiennent. RBC peut vous aider à repérer les occasions de renforcer la gestion de votre trésorerie et de votre fonds de roulement grâce à des solutions qui évoluent au fur et à mesure que vos besoins gagnent en complexité.
Parlez-en à votre directeur relationnel RBC.
Consultez la page Solutions de paiement et de gestion de trésorerie pour connaître les outils et les solutions de paiement.
Foire aux questions sur l’optimisation de la trésorerie et du fonds de roulement
Une meilleure visibilité aide les équipes des finances à comprendre quel montant d’argent est disponible, où il se trouve et quand de nouvelles entrées sont attendues. Elle peut ainsi déboucher sur des prévisions plus précises et aider les entreprises à mieux utiliser leur fonds de roulement, que ce soit en investissant l’excédent de trésorerie, en remboursant des dettes, en finançant des achats ou en déployant l’argent ailleurs dans l’entreprise.
Les entreprises peuvent commencer par déterminer où les processus manuels, l’information fractionnée ou les systèmes déconnectés nuisent à la visibilité ou à l’accès aux liquidités. Selon l’entreprise, les améliorations peuvent inclure la numérisation des paiements et des recouvrements, l’intégration des systèmes bancaires et ERP, la consolidation de la trésorerie entre les entités et l’amélioration de l’information sur les opérations.
La connexion des systèmes bancaires et ERP permet une circulation plus directe de l’information sur les paiements et les comptes. Cela permet de réduire les tâches de rapprochement manuelles, de fournir de l’information plus rapidement, de renforcer les contrôles et d’aider les équipes des finances à avoir un portrait plus à jour de la trésorerie et du fonds de roulement.
Les données en temps réel fournissent de l’information plus opportune sur les soldes, les opérations et les paiements entrants, ce qui procure aux équipes des finances une base plus solide pour prévoir les flux de trésorerie. Une plus grande prévisibilité peut également les aider à déterminer quand les excédents de trésorerie peuvent être investis, utilisés pour réduire la dette ou affectés ailleurs.
Les entreprises devraient commencer par ce qui crée le plus de frictions aujourd’hui. Par exemple, un processus de rapprochement manuel, une visibilité limitée des comptes ou des entités, des systèmes bancaires et ERP non connectés ou des retards dans l’identification des paiements entrants. Par où commencer dépend des capacités actuelles de l’entreprise, de ses priorités et de ses besoins globaux de fonds de roulement.
Le présent article vise à offrir des renseignements généraux seulement et n’a pas pour objet de fournir des conseils juridiques ou financiers, ni d’autres conseils professionnels. Veuillez consulter un conseiller professionnel en ce qui concerne votre situation particulière. Les renseignements présentés sont réputés être factuels et à jour, mais nous ne garantissons pas leur exactitude et ils ne doivent pas être considérés comme une analyse exhaustive des sujets abordés. Les opinions exprimées reflètent le jugement des auteurs à la date de publication et peuvent changer. La Banque Royale du Canada et ses entités ne font pas la promotion, ni explicitement ni implicitement, des conseils, des avis, des renseignements, des produits ou des services de tiers.

