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La force des liens : PAKT, un centre d’entraînement qui cultive la communauté et l’appartenance

By Diane Amato

Published 12 août 2026 • 11 min de lecture

TLPL

  • Le studio de conditionnement physique torontois PAKT réussit là où tant de centres d’entraînement échouent : créer une communauté et des liens authentiques.

  • Les cofondateurs, Chris Lewarne et Karina Vee, ont imaginé un modèle en cohortes où les mêmes personnes s’entraînent ensemble pendant plusieurs semaines et tissent, au fil du temps, des relations solides.

  • Bien avant l’ouverture officielle, un réseau de clients, d’amis et de personnes séduites par leur vision a contribué à donner vie à PAKT.

  • RBC a soutenu PAKT au moment où cela comptait le plus, permettant à la vision de s’incarner à l’été 2026.


Karina Vee était si investie dans son entreprise que, lorsque la vente fondatrice de PAKT – le studio de conditionnement physique qu’elle a cofondé avec son mari, Chris Lewarne – a été mise en ligne, elle était penchée sur son ordinateur… dans la salle d’accouchement. Entre deux contractions, elle avançait dans une nuit de travail qui annonçait la naissance de son premier enfant. « Ça n’en finit pas, autant en profiter pour travailler », s’est-elle dit.

Plus tard, Daniel Rodic, chef des finances de PAKT, lui a écrit : les premiers dollars entraient. Karina lui a répondu : « Je suis en train de donner naissance à mon fils, je te reviens plus tard. »

Un bébé et une entreprise, nés le même jour.

Pour Karina et Chris, difficile d’imaginer un début plus symbolique. Ils ont tout mis en jeu pour lancer PAKT, alors même que la vie continuait de les bousculer sans ralentir.

Deux parcours, une même destination

Karina et Chris sont arrivés dans le monde du conditionnement physique par des chemins opposés. Depuis plus de douze ans, Karina enseigne le yoga et le kickboxing. Instructrice fondatrice chez Barry’s Toronto pendant huit ans, elle a lancé une application d’entraînement pendant la pandémie et organisé des retraites. Partout, elle rassemble les gens.

Chris, lui, a grandi dans un logement subventionné de Toronto. Une voie semblait déjà tracée : travailler fort, faire profil bas, devenir un bon avocat. Avant la fin de sa vingtaine, il travaillait déjà dans un cabinet prestigieux à New York. Sur papier, c’était le rêve. En réalité, il ne tenait pas plus de trente‑cinq minutes assis à son bureau. L’épuisement et l’apathie se sont installés. Puis son ami Adrian est mort : un homme qui, à 30 ans, « avait vécu trois vies », chaque chapitre ayant eu un sens profond. Chris a regardé la sienne et n’y a pas trouvé la même profondeur.

Après avoir quitté le droit et enchaîné quelques emplois à New York, il a rencontré l’entraîneur en chef de Barry’s Bootcamp, et tout a changé. Il a été « nul » lors de sa première journée de travail, selon ses mots, mais l’expérience a allumé une flamme en lui. « J’ai aimé chaque personne que j’ai rencontrée là-bas, dit-il. Je n’avais pas ressenti une telle énergie depuis longtemps. »

Deux ans plus tard, il a contribué au lancement de Barry’s au Canada. De retour à Toronto, il a auditionné de nouveaux instructeurs. Karina était parmi eux. Quelques faux départs et une romance discrète plus tard, ils ont formé un couple.

La quête de sens

En surface, Karina et Chris semblaient tous deux s’épanouir. En dessous, chacun cherchait quelque chose de plus. Pour Chris, le succès avait un prix : sa quête de sens a dévié vers l’ego, la dépendance et l’alcoolisme. Le plus difficile a été d’admettre qu’il ne pouvait pas s’en sortir seul.

« J’ai toujours été la personne qui aide les autres, à la maison comme dans ma famille, raconte-t-il. C’était difficile d’admettre que j’avais besoin d’aide. C’est la chose la plus difficile que j’aie jamais eue à accepter. »

Son ancien patron et mentor chez Barry’s a financé entièrement sa réadaptation. Ce que Chris y a appris est devenu, avec le temps, la vision d’une nouvelle expérience de conditionnement physique. « La cause profonde et persistante de la dépendance, c’est l’isolement, explique-t-il. Le rétablissement passe par les liens, par la communauté. »

La quête de Karina a emprunté une autre trajectoire, mais pointait dans la même direction. Après huit ans chez Barry’s, elle voulait créer quelque chose qui lui appartienne : sa vision, sa culture, sa marque et sa voix. Elle et son conjoint discutaient depuis des années de la possibilité de bâtir un projet ensemble. Il ne leur manquait que « la bonne idée ».

L’idée : faire de la communauté le cœur du modèle

Puis Karina a trouvé. Un studio new‑yorkais proposait un entraînement en cohortes : de petits groupes fixes, deux fois par semaine, avec le même instructeur, sur plusieurs semaines. Tout l’inverse de nombreux centres de conditionnement modernes, qui promettent une communauté sans vraiment la créer.

Pour Chris, le déclic a été immédiat : le principe du rétablissement et le modèle d’affaires reposaient sur la même idée – la communauté.

Le concept s’est d’abord appelé « The Pack » (la meute), un clin d’œil à l’idée que les loups sont plus forts en groupe que seuls. Lorsqu’ils ont découvert qu’une marque américaine utilisait déjà ce nom, un courriel mal orthographié d’un client leur a offert un meilleur nom : PAKT. L’avocat en Chris adorait l’idée : un pacte, c’est une alliance, un engagement partagé par tous ceux qui en font partie.

Le modèle repose sur des cohortes de trente personnes : deux entraînements par semaine avec un seul instructeur, en blocs progressifs de quatre semaines. Le rez-de-chaussée, « The Wild » (la nature sauvage), est consacré à la force et au conditionnement ; l’étage, « The Den » (la tanière), au yoga, au pilates, à la mobilité et à la récupération. On connaît les gens à côté de soi. L’instructeur connaît les noms, les blessures et les objectifs de chacun. « On devient plus fort parce qu’on revient, explique Chris. Les gens remarquent quand vous ne venez pas. »

C’est aussi un lieu où les entraîneurs ont envie d’être, où ils peuvent enseigner, s’entraîner et évoluer aux côtés de la communauté qu’ils contribuent à bâtir. Ils sont partenaires : ils touchent une part des revenus qu’ils aident à générer.

« La communauté n’est pas un slogan : elle est inscrite dans notre modèle d’affaires, précise Chris. Si les gens ne veulent pas se rassembler et tisser des liens plus forts, nous échouerons. »

Une communauté qui ne pouvait s’empêcher d’aider

PAKT formait déjà une communauté avant même d’ouvrir ses portes. L’histoire de Chris et de Karina attirait les gens – et les gestes d’entraide se multipliaient.

Daniel les avait rencontrés comme client chez Barry’s. Il était tombé sous le charme de leurs cours et de leur façon de rassembler les gens. Quelques années plus tard, il les a invités à dîner : il voulait les aider à bâtir leur projet.

Puis le propriétaire de l’entrepôt que Karina convoitait depuis des années – un dernier bastion face aux promoteurs, installé à un pâté de maisons de leur domicile – les a choisis plutôt que des enchérisseurs plus généreux, touché par leur histoire. Un client de longue date s’est porté garant d’un prêt. Un autre client, gestionnaire patrimonial chevronné, leur a présenté RBC. Tout s’est enclenché.

Trouver une banque qui comprend la vision

« RBC nous a sauvé la vie », dit Chris.

Au moment de chercher du financement, le couple avait déjà investi toutes ses économies – environ 200 000 $ – dans l’entreprise.

Les autres banques s’étaient montrées encourageantes lors des entretiens, mais ne s’étaient pas engagées. Le message restait le même : sans 500 000 $ en liquidités, impossible d’obtenir un prêt de 500 000 $. « Si j’avais cette somme, je n’aurais pas eu besoin d’un prêt », indique Chris.

Il s’attendait à un refus rapide de RBC. Il se trompait. « Dans mon esprit, RBC était la plus grande banque ; je me disais donc que la barre serait encore plus haute. Je pensais que, si nous avions essuyé des refus ailleurs, ce serait la même chose à RBC. »

Mais le couple ne s’est pas avoué vaincu et est arrivé bien préparé. Avec le recul, Chris attribue en grande partie leur réussite à ce travail en amont.

« Nous sommes arrivés avec tout ce qu’il fallait : nos états financiers, nos prévisions, une vision complète du modèle, et la preuve qu’une communauté était déjà en train de se constituer ici. Nous savions que nous devions leur montrer tout le potentiel de PAKT. »

Leurs efforts ont porté leurs fruits. RBC a approuvé leur demande, et le financement a pris la forme d’un prêt à terme, d’une marge de crédit pour la petite entreprise et d’une carte de crédit d’entreprise, auxquels se sont ajoutés l’investissement personnel des fondateurs et celui d’une poignée d’associés avec participation.

« Ce jour-là, dit Chris, après mon mariage et la naissance de mon fils, c’était sans doute le plus beau jour de ma vie. »

À RBC, Julie Kim, directrice relationnelle, Marchés des entreprises, et David Kim, premier directeur relationnel, Marchés des entreprises, ont collaboré étroitement avec l’équipe de PAKT pour mettre en place leur financement.

« Notre collaboration s’est déroulée dans un véritable esprit de partenariat, explique Julie. Nous avons approfondi leur vision – du modèle en cohortes au partage des revenus – afin de bâtir une solution alignée sur leurs objectifs à long terme. Le parcours n’a pas été sans défis : huit mois entre la première rencontre exploratoire et l’approbation finale, un montage financier complexe, un plan d’affaires à affiner, des négociations avec notre partenaire de risque. Nous avons vu ces étapes comme autant d’occasions d’innover. »

Elle ajoute que la communauté déjà bâtie avant même l’ouverture témoignait de leur préparation : « Lorsqu’un propriétaire d’entreprise présente sa vision, son engagement et ses données financières avec autant de clarté, on peut dépasser le soutien transactionnel pour entrer dans une collaboration stratégique. »

Daniel Rodic, qui a passé la majeure partie de sa carrière à bâtir des entreprises technologiques des deux côtés de la frontière, connaît bien le paysage du financement. Les marchés canadiens, dit‑il, sont réputés difficiles pour les petites entreprises. « RBC a été la seule institution à réellement soutenir l’innovation, affirme‑t‑il. Elle a joué un rôle absolument crucial dans la réussite de cette entreprise. »

Ce n’est que le début

PAKT a ouvert ses portes à l’été 2026. Les cohortes se déroulent autant dans « The Wild » que dans « The Den ». Pour Karina et Chris, ce lancement n’est pas une ligne d’arrivée : c’est le début d’une aventure exceptionnelle.

Ils ont un fils, une communauté, un espace et un modèle auquel ils croient.

La suite est déjà en marche : une plateforme numérique sur demande pour rejoindre des clients hors de Toronto, et une demande croissante qui invite à imaginer le modèle au‑delà d’un seul studio. La communauté grandit, la vision aussi.

La réussite de PAKT dépendra de la capacité de chacun à continuer de se présenter – pour soi, pour les autres et pour ce qu’ils bâtissent ensemble.

Jusqu’ici, c’est exactement ce qu’ils font.

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Le présent article vise à offrir des renseignements généraux seulement et n’a pas pour objet de fournir des conseils juridiques ou financiers, ni d’autres conseils professionnels. Veuillez consulter un conseiller professionnel en ce qui concerne votre situation particulière. Les renseignements présentés sont réputés être factuels et à jour, mais nous ne garantissons pas leur exactitude et ils ne doivent pas être considérés comme une analyse exhaustive des sujets abordés. Les opinions exprimées reflètent le jugement des auteurs à la date de publication et peuvent changer. La Banque Royale du Canada et ses entités ne font pas la promotion, ni explicitement ni implicitement, des conseils, des avis, des renseignements, des produits ou des services de tiers.

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