En bref
Même après trois décennies de croissance, Minimax continue d’innover pour répondre à l’évolution des attentes des clients, qui transforment leur façon de faire des affaires.
Minimax Express réduit ses émissions grâce à l’optimisation des itinéraires, à l’accompagnement des conducteurs et à l’ajout de six camions alimentés au gaz naturel comprimé à sa flotte.
Ces investissements portent leurs fruits sur plusieurs plans : économies de coûts, réduction de l’incidence environnementale, amélioration de la satisfaction de la clientèle et croissance de l’entreprise.
Minimax mise sur la durabilité environnementale pour renforcer les relations avec ses clients, réduire ses coûts d’exploitation et se préparer à l’évolution des exigences du secteur du transport.
Yves Poirier, président, Minimax Express Transportation Inc, et son frère, Marc, vice-président de l’entreprise, ont appris les rouages du transport routier autour de la table familiale.
Leur père a fondé Minimax il y a un peu plus de 35 ans, après avoir passé près de trois décennies dans l’industrie — et les conversations revenaient souvent à la route. « Nous avons démarré il y a 35 ans avec trois camions et l’objectif de servir des clients en Ontario et au Québec, raconte M. Poirier. Et 35 ans plus tard, c’est toujours ce que nous faisons. »
Tout le reste a pris de l’ampleur. Aujourd’hui, Minimax exploite 175 tracteurs et 250 remorques à partir de six établissements et compte 300 employés. Le travail, qui se résumait autrefois à la conduite de camions-remorques sur la route, a été transformé par les technologies de pointe et par un engagement renouvelé envers la durabilité environnementale.
Faire de la durabilité environnementale une priorité
« Il faut toujours des camions, des chauffeurs et l’infrastructure nécessaire pour ramasser les marchandises, les charger dans une remorque et les livrer, explique M. Poirier. Mais beaucoup de choses ont changé au fil du temps. »
Les clients s’attendent maintenant à pouvoir suivre leurs marchandises en temps réel et à les recevoir dès le lendemain — voire le jour même. Au fil des années, Minimax a investi dans les technologies nécessaires pour répondre à ces attentes.
Plus récemment, l’évolution des attentes des clients a donné lieu à un autre changement. Les clients ont commencé à demander quelles mesures Minimax prend pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre, et ces questions sont désormais soulevées beaucoup plus tôt dans le processus. « Avant, ces considérations étaient abordées de façon assez informelle dans les discussions entourant les demandes de prix et les soumissions, poursuit-il. Aujourd’hui, c’est devenu un enjeu de première importance Les clients posent davantage de questions et s’intéressent beaucoup plus à ce que nous faisons pour contribuer à un avenir plus durable sur le plan environnemental. »
En effet, les expéditeurs et les entreprises clientes s’attendent de plus en plus à obtenir de leurs fournisseurs de services de transport une transparence accrue à l’égard des émissions ainsi que des rapports sur leur performance en matière de durabilité environnementale. Ces attentes influent désormais sur les décisions d’approvisionnement, la compétitivité dans le cadre des appels d’offres et les partenariats à long terme au sein de la chaîne logistique.
Pour en savoir plus sur la façon dont les émissions sont classées, consultez La question des émissions : comprendre les portées 1, 2 et 3 au sein de votre entreprise.
Selon M. Poirier, deux facteurs expliquent l’importance accrue que revêt la durabilité environnementale dans les priorités des entreprises. D’une part, les grands expéditeurs cherchent à réduire les émissions de gaz à effet de serre qu’ils déclarent, et le recours à un transporteur dont le profil d’émissions est plus faible les aide à atteindre cet objectif. D’autre part, ces mêmes expéditeurs sont vraisemblablement sollicités par leurs propres clients pour fournir des données fiables sur les émissions à l’échelle de l’ensemble de leur chaîne de valeur.
Pour voir comment ces pressions se répercutent sur l’ensemble des activités, consultez Analyse de la chaîne de valeur dans la stratégie de durabilité environnementale de votre entreprise – Guide du débutant.
M. Poirier réfléchissait depuis un certain temps déjà à rendre ses activités plus durables sur le plan environnemental mais, comme bien des propriétaires d’entreprise, il cherchait encore le point de départ. La demande d’un client de Minimax de remplir l’évaluation EcoVadis — une évaluation reconnue mondialement qui porte sur l’impact environnemental, les conditions de travail et les droits de la personne, l’éthique et les pratiques d’approvisionnement durable — a en quelque sorte servi de point de départ. Exigeant, le processus a aussi permis de mettre en lumière des lacunes que l’équipe n’avait pas relevées jusque-là et de mieux cerner les premières étapes de son parcours.
Une série d’initiatives qui, ensemble, génèrent des résultats concrets
Ayant désormais une meilleure compréhension des domaines où Minimax pouvait progresser, M. Poirier a mis en place une série de mesures concrètes — chacune apportant des bénéfices en soi, mais dont l’effet est encore plus important lorsqu’elles sont combinées.
Formation : M. Poirier s’est inscrit à des formations en ligne sur la durabilité environnementale offertes par l’Institut canadien du trafic et du transport avec l’objectif d’acquérir les connaissances nécessaires pour poser des questions plus éclairées aux fournisseurs et aux partenaires.
Optimisation des itinéraires : Un camion peut effectuer jusqu’à 20 arrêts par jour. Une meilleure planification des trajets permet de réduire les distances parcourues, la consommation de carburant et les émissions à chaque déplacement.
Accompagnement des chauffeurs : Minimax suit les habitudes de conduite de ses chauffeurs, notamment les freinages brusques, les accélérations rapides et les virages pris à vitesse élevée. Chaque conducteur reçoit sur sa tablette un tableau de bord avec une cote verte, jaune ou rouge, et les résultats sont affichés dans la salle des chauffeurs. « Évidemment, l’objectif est d’éviter le rouge », explique M. Poirier. Une conduite plus souple est à la fois plus sécuritaire, plus économique et plus respectueuse de l’environnement.
Améliorations plus larges des opérations : Minimax s’est associée à Canards Illimités pour soutenir des projets de restauration des milieux humides, a converti ses installations à l’éclairage DEL, et a poursuivi l’élargissement de ses initiatives de recyclage.
Modernisation de la flotte : Le changement le plus important est survenu en janvier 2025, lorsque Minimax a acquis son premier camion alimenté au gaz naturel comprimé. La flotte compte maintenant six camions de ce type, chacun permettant d‘éliminer les émissions diesel du véhicule qu’il a remplacé. Dans le reste de la flotte, le passage aux transmissions automatiques a éliminé les changements de vitesse manuels, ce qui entraîne des gains mesurables en matière de consommation de carburant et de réduction des émissions.
Transformer les données sur les émissions en levier d’aide à la décision
C’est à peu près au même moment que Natasha Shute, directrice générale, Finance durable, RBC, a communiqué avec Minimax pour discuter des initiatives en cours au sein de l’organisation. Mme Shute a offert un accompagnement-conseil sur les tendances émergentes dans le secteur du transport, les initiatives des pairs, l’évolution des attentes des clients et les occasions d’affaires liées à la durabilité environnementale. Cet accompagnement a aidé Minimax à évaluer comment les données sur les émissions pouvaient éclairer une prise de décision plus globale, tant sur le plan des activités que de l’orientation stratégique. Au cours de l’une de ces premières conversations, elle leur a suggéré d’envisager Carbonhound, une plateforme de gestion du carbone qui aide les entreprises à mesurer, réduire, valider et mettre en valeur leurs émissions de carbone.
« Nous nous sommes dit que si RBC nous les recommandait, c’est qu’il s’agissait d’un partenaire digne de confiance », explique M. Poirier. La présentation faite par RBC a immédiatement conféré de la crédibilité à la plateforme, et Minimax a décidé de retenir Carbonhound comme partenaire.
Le soutien de RBC
L’équipe Services-conseils sur le climat de RBC a mis Minimax en relation avec Carbonhound, transformant un défi complexe lié aux données sur la durabilité environnementale en un tableau de bord clair et facile à suivre. Communiquez avec votre conseiller RBC pour découvrir comment nous pouvons vous aider à trouver des partenaires pour faire progresser votre démarche en matière de durabilité environnementale.
Aujourd’hui, Carbonhound permet à Minimax d’avoir une vue d’ensemble claire de ses émissions à l’échelle de l’entreprise. « Nous avons maintenant une vision précise de la quantité de gaz naturel nécessaire pour chauffer nos entrepôts et nous pouvons suivre notre consommation d’électricité ainsi que les émissions de nos camions diesel, explique M. Poirier. Nous connaissons l’incidence de chacun de nos bâtiments et de chaque pièce d’équipement. Il nous suffit de transmettre nos données à Carbonhound, et ils rendent le tout extrêmement simple. »
Sanders Lazier de Carbonhound ajoute : « Grâce au suivi effectué par Carbonhound, Minimax peut estimer avec confiance que ses six camions au GNC permettront d’éviter l’émission de 950 tonnes de GES en équivalent CO₂ sur leur durée de vie comparativement aux camions diesel qu’ils ont remplacés. Ce résultat pourrait être encore amélioré grâce au gaz naturel renouvelable. »
Des retombées sur plusieurs plans
Comme toute décision d’affaires, les investissements de Minimax devaient avoir un sens sur le plan commercial. À eux seuls, les six camions au GNC représentent un surcoût d’environ 125 000 $ par véhicule par rapport à des camions diesel — un investissement loin d’être négligeable. Heureusement, les retombées se manifestent à plusieurs niveaux.
En chiffres
6 camions au GNC en exploitation
950 tonnes d’émissions de GES (équivalent CO₂) évitées sur la durée de vie des camions
2 à 3 ans période de récupération prévue (avec la subvention du Programme de transport écoénergétique)
175 camions répartis dans 6 sites — tous visés par des mesures d’optimisation des itinéraires et d’accompagnement des conducteurs
« Comme pour toute décision d’affaires, on évalue le rendement du placement. Toutes les mesures que nous mettons en place — former les conducteurs à adopter certaines habitudes de conduite, acheter des camions à transmission automatique, utiliser un système de gestion du transport qui améliore la répartition pour réduire le kilométrage — ont des retombées positives sur l’environnement, mais offrent aussi un excellent rendement du placement. »
— Yves Poirier, président, Minimax Express
Des économies directes
Le coût du diesel a augmenté de façon marquée au cours de 2026 et devrait continuer de progresser. Le prix du gaz naturel, lui, demeure stable, ce qui permet aux camions au GNC de fonctionner selon un budget prévisible tout au long de l’année. De plus, les réservoirs des camions au GNC sont conçus pour durer plus longtemps que les véhicules eux-mêmes et peuvent être transférés à de nouveaux camions, ce qui améliore encore davantage la rentabilité à long terme.
Par ailleurs, Minimax a présenté avec succès une demande de financement dans le cadre du Programme de transport écoénergétique de Ressources naturelles Canada pour cinq de ses camions. « Avec l’aide financière, il semble que nous pourrons récupérer notre investissement en deux à trois ans. Sans cette aide, il faudrait probablement plutôt compter entre trois et quatre ans », explique M. Poirier.
Les subventions et les mesures incitatives peuvent réduire de plusieurs années le délai de récupération des investissements en durabilité environnementale. Grâce à GrantMatch, collaborateur de « Au-delà des services bancaires RBC », les organisations peuvent repérer les subventions et mesures incitatives offertes et y accéder plus facilement. Découvrez comment les mettre au service de votre entreprise.
Des retombées environnementales mesurables
Sanders Lazier de Carbonhound ajoute : « Grâce au suivi effectué par Carbonhound, Minimax peut estimer avec confiance que ses six camions au GNC permettront d’éviter l’émission de 950 tonnes de GES en équivalent CO₂ sur leur durée de vie comparativement aux camions diesel qu’ils ont remplacés. Ce résultat pourrait être encore amélioré grâce au gaz naturel renouvelable. »
Minimax considère les camions au GNC comme un investissement de transition concret — une solution qui permet à la fois de réduire les émissions et d’évaluer le rendement du placement pendant l’évolution des solutions d’électrification et des infrastructures destinées aux flottes de véhicules moyens et lourds se poursuit.
Une longueur d’avance sur le plan réglementaire
À compter des modèles de l’année 2027, la nouvelle norme de l’Environmental Protection Agency (EPA) des États-Unis applicable aux moteurs de véhicules lourds exigera (en englais seulement) une réduction de 82,5 % des émissions de NOx par rapport aux niveaux actuels, une exigence qui touche directement les transporteurs canadiens assurant des activités de transport transfrontalier. Les moteurs au GNC acquis par Minimax en 2025 respectent déjà cette norme. La mise en conformité des moteurs diesel devrait coûter environ 30 000 $ par moteur. « Tout à coup, l’écart entre les camions au gaz naturel et les camions diesel commence à se resserrer, dit M. Poirier.
Pour en savoir plus sur la façon d’anticiper ces exigences, consultez D’une gestion réactive à une gestion proactive : intégrer les risques climatiques dans la chaîne de valeur de votre entreprise.
Un avantage concurrentiel sur le plan commercial
« Je pense que cet investissement nous aidera à remporter de nouveaux mandats, affirme M. Poirier. Bien sûr, nos clients sont très sensibles aux coûts, mais à prix et niveau de service équivalents, cela pourrait faire pencher certains clients en notre faveur. » À l’exception des flottes municipales, très peu de transporteurs — voire aucun — exploitent un aussi grand nombre de camions au GNC dans la région, ce qui permet à Minimax de se démarquer auprès des clients qui accordent eux aussi une importance à la durabilité environnementale.
M. Poirier résume ainsi l’ensemble de ces facteurs : « Comme pour toute décision d’affaires, on évalue le rendement du placement., dit-il. Toutes les mesures que nous mettons en place — former les conducteurs à adopter certaines habitudes de conduite, acheter des camions à transmission automatique, utiliser un système de gestion du transport qui améliore la répartition pour réduire le kilométrage — ont des retombées positives sur l’environnement, mais offrent aussi un excellent rendement du placement. »
Conseils aux entreprises qui amorcent leur démarche en matière de durabilité environnementale
Pour les propriétaires d’entreprise qui réfléchissent à la façon d’amorcer leur propre démarche, M. Poirier offre cinq recommandations tirées de son expérience.
Commencer par s’informer : Acquérir des connaissances de base — au moyen de formations, de publications spécialisées ou d’échanges avec des pairs — permet de poser les bonnes questions et d’évaluer les réponses de façon éclairée.
Faire appel à des experts dès le départ : Un partenaire comme Carbonhound peut transformer ce qui semble être un exercice complexe en un tableau de bord simple et facile à exploiter.
S’appuyer sur les partenaires de confiance déjà en place : RBC a pris l’initiative de communiquer avec Minimax pour offrir des conseils et faciliter la mise en relation avec Carbonhound. Les partenaires qui connaissent déjà bien l’entreprise sont souvent les mieux placés pour ouvrir de nouvelles portes.
Faire preuve de proactivité : Des règlements comme la norme de l’EPA applicable à partir de 2027 entreront en vigueur, que les entreprises soient prêtes ou non. Celles qui amorcent leur transition dès maintenant se trouveront dans une position nettement plus avantageuse que celles qui attendent l’entrée en vigueur des exigences.
Investir de façon stratégique : Comme le souligne M. Poirier : « Qu’il s’agisse de technologie, de personnel ou d’équipement, si vous n’investissez pas, vous finirez par prendre du retard. »
En savior plus : De la durabilité environnementale aux résultats concrets : le pari réussi de trois entreprises canadiennes – Mes finances d’abord
La suite pour Minimax
Minimax se prépare à établir des cibles officielles de réduction des émissions à l’horizon 2030. Les données disponibles demeurent encore récentes, puisque le suivi rigoureux n’a commencé qu’en 2025, mais chaque mois supplémentaire de collecte permet d’affiner à la fois la situation actuelle et les cibles.
À mesure que Minimax fait évoluer sa stratégie, l’équipe Finance durable RBC continue d’accompagner l’entreprise dans le cadre d’échanges-conseils stratégiques. En s’appuyant sur les données relatives aux émissions et sur les enseignements tirés des activités, elle aide Minimax à définir des objectifs mesurables et à cerner de nouvelles occasions d’améliorer l’efficience opérationnelle ainsi que des solutions de financement pour soutenir, au fil du temps, les investissements liés à la durabilité environnementale.
Pour un aperçu des premières étapes à envisager, consultez Êtes-vous prêt à établir la stratégie de durabilité environnementale de votre entreprise ? Commencez par les portées 1 et 2.
Entre-temps, la planification de la relève — souvent le défi le plus complexe dans une entreprise familiale — est déjà bien en place. À Minimax, la relève est déjà bien engagée : quatre membres de la prochaine génération occupent déjà un rôle au sein de l’entreprise familiale. « Notre relève est déjà assurée, dit M. Poirier. Ce qui est formidable dans le transport routier, c’est que les possibilités sont pratiquement illimitées. Il y a tellement d’entreprises qui expédient des marchandises en Ontario et au Québec. »
L’essence même de Minimax n’a pas changé. Alors que l’entreprise célèbre son 35e anniversaire, ses camions continuent de transporter des marchandises en Ontario et au Québec, comme ils l’ont toujours fait. Ce qui a changé, c’est ce qu’il faut mettre en place pour bien faire le travail — et continuer à le faire dans la durée. Des moteurs plus propres, des systèmes d’optimisation des itinéraires et le suivi des émissions ont permis à Minimax de se positionner pour la suite : de nouvelles exigences réglementaires, l’évolution des attentes des clients, et une nouvelle génération de dirigeants prête à prendre le relais sur des bases encore plus solides.
Voici comment RBC peut vous aider
Afin d’aider ses clients à réaliser la transition vers la durabilité environnementale, RBC collabore avec Carbonhound, une plateforme d’action climatique qui aide les entreprises à mesurer et à suivre leur impact environnemental. Pour en savoir plus à ce sujet, communiquez avec votre directeur relationnel RBC dès aujourd’hui.
En savior plus : rbc.com/incidence
Le présent article vise à offrir des renseignements généraux seulement et n’a pas pour objet de fournir des conseils juridiques ou financiers, ni d’autres conseils professionnels. Veuillez consulter un conseiller professionnel en ce qui concerne votre situation particulière. Les renseignements présentés sont réputés être factuels et à jour, mais nous ne garantissons pas leur exactitude et ils ne doivent pas être considérés comme une analyse exhaustive des sujets abordés. Les opinions exprimées reflètent le jugement des auteurs à la date de publication et peuvent changer. La Banque Royale du Canada et ses entités ne font pas la promotion, ni explicitement ni implicitement, des conseils, des avis, des renseignements, des produits ou des services de tiers.
